Mon voyage par delà mon monde.



Je quitte officiellement ma mère patrie, c'est-à-dire tout l'univers qui m'était connu jusqu'alors...
Mon objectif c'est l'immersion dans l'inconnu, me permettant ainsi, je l'espère, pouvoir ultérieurement embrasser une conscience plus aiguisée de ma propre condition, par la comparaison que j'aurai nécessairement effectuée, pour ne pas dire subie...
Maintenant je vise l'Inde pour m'y aider.

Jai Baba

07h46, dimanche 22 septembre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Ecrit dans mon livre hier soir :
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"Okay... Je suis en Inde.
Plus precisement :
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A Meherabad, pres de Ahmednagar, dans l'etat de Maharashtra.
...
200rupee(4$)/j. et une chambre privee, 3 repas, 2 the, un "monastere", immense domaine libre parsemer de villages ultra old-school, plein de livres... eau potable, en campagne, vues de fou.
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C'est le Meher Pilgrims Retreat.
MPR.
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Meher Baba etait un dude qui a spread le love a travers le monde, spread le respect, louverture, la liberte. Et la, le jour d'apres arrivee, je suis dans le chateau a cote de sa tombe. Des dizaines de milliers, et plus, de personnes viennent chaque annees, de partout, pour se receuillir ici.
Wtf ?
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Voila ; J'arrive a NY apres 1h30 de vol de MTL. Un dude americain vient me voir (pretexte guitare) la ou j'attends avec 100 indiens.
On jase, il me parle de cette place, m'offre le lift gratuit (6-7h de route en char) dans son taxi "priver".
Peut-etre...
Rendu en Inde (lol!) je le retrouve et je suis decide; let's go !
Mon plan initial etait un hotel degeux a 30 min de l'aeroport.
Le conducteur indiend (perkash) nous amene a un hotel pourri a l'exterieur de mumbai (y'etait 22h a notre arrive), on y dors a raison de 2000rupee la chambre.
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Ok, je parlerai pas de ce que j'ai vu sur la route a Mumbai. --> un ostie de gros "WTF-wow-lol?"
Lendemain = maintenant.
J'ai manger, trop bon, parler avec des vieux dudes blancs qui sont la depuis 20 ans, super hippy lover chill... Je compte rester minimum 1 sem...
Jai hate et peur d'aller au village.
Y'a vraiment zero blancs, et jai honte d'avoir de l'argent.
On a fait une pause sur la route et une fillette tendait la main, et ensuite une vieille est venue faire la mm chose avec bcp plus d'insistance et de pers/v/rence...
On a du l'ignorer.....
"omg", ca tue.
Well."
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-
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Depuis, j'ai jaser pasmal avec un indien qui est a la retraite, et c'est fou comment que yer smart.
Les indiens sont trop beau et trop souriant, super spirituel, c'est comme si eux, y'avaient pas perdu le fait reel de la vie... "Calme toi, tout est chill, on est tous dans la meme affaire, et pis en fait, on est tous ensemble, Un..." Ici, y'ont tous ca dans les yeux.
Entk, je suis dans une retraite spirituelle pis ca juste pas rapport.
Quand je parle aux gens d'ici, ils me disent "You'r not there randomly as you say; Baba brang you there because you had to be there." et y me sourient avec trop d'amour.
Ca fait peur, mais c'est beau.
Et j'ai commencer a lire Baba, pis ostie que c'est smart pis intelligent. Ca fait un peu peur le fait qui se declare lui-meme Avatar, Dieu, mais entre lui et Jesus, Krishna, Mohamet et tous les autres, en le lisant, on avoue que la sagesse y est autant.
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La faculter de voir le Reel et pis de pas capoter avec des niaiseries de preoccupations.

En tout cas... Pour moi tout reste theorique encore, j'accepte tous les preceptes, plus rationnels que ceux qui sont normalement accepter en occident (consomme pis farme ta yeule car de toute facon la vie a aucun sens ? lol..), et pis si experience spirituel (ouverture sur le reel au dela de l'egoisme) arrive, eh ben je l'accepterai a bras ouvert.
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Pis je partirai ailleur, avec un coeur moins deg par l'ambition, le mepris, le jugement, la haine, et tout ce qui m'habite.
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Alright, sur ce, je vous dit "Jai Baba", meme si en realiter j'trouve ca bizz en sacrament de se dire ca, mais c'est dememe que ca se passe icit ! Et c'est beau.



Prise 2.

17h25, dimanche 1 septembre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Sans vouloir conter ma vie, en gros, y s'est passé :
Fail total quant à mon projet Thailande; dans l'ouest je n'aurai fait que 400$, et j'aurai fait appel à un truc style foodbank afin de me faire rapatrier au QC, j'en pouvais plus !
De retour à MTL, toujours nourrissant le même désir d'évasion, j'aurai galéré un an et demi (ah putain !) pour finalement atteindre la faramineuse somme de 5K. C'était la première et j'espère que ce sera la dernière fois que je fais ça; la prostitution c'est mal vous voyez.
Dans deux semaines, hasta luego je part en Inde !
Vaccins, kit médical, visa, gossages XYZ, niaisage de checkage de billet d'avion et milles hésitations sur le comment le quand... Le pourquoi, en tout cas, ça fait longtemps que je le sais.

Mes vues politiques et philosophiques ont sensiblement, parfois plus, changée depuis le temps de mes derniers écris, mais le core du shit demeure le même:

La société dans laquelle nous vivons en occident est clairement une super aliénation qui mène à l'auto-déchirement de 1. notre conscience d'être, de 2. notre conscience d'être avec d'autres, de 3. notre conscience d'être dans un monde donné. Evidemment, ces 3 points sont des facettes d'une même chose, et si l'envie m'habitait et si la pertinence y serait, je m'amuserais à déblatérer sur l'interdépendance cosmique ou whatever... Mais ces deux facteurs ne sont point présents.
Bon, l'auto-déchirement on le savait, ensuite sa cause; le matérialisme excessif (lire : l'obnubilation face aux objets), ou sa résultante nécessaire, le capitalisme flagrance "je me caliss des autres", individuation jusqu'à l'atome, donc tout est vendable, les autres d'abord si j'ai la "chance" de pouvoir les posséder... Bref tout ça on le sait, mais là où on a l'air un peu plus cave, c'est quand on se demande "mais quoi d'autre ? Comment sortir du matérialisme, comment se justifier une telle sortie, d'un monde 1000x justifié par la science !"

On pense que "sortir du matérialisme" égal nécessairement "entrer dans une religion". Religion ou idéologie, car on a souvent parlé des idéologies comme autant de "religions athées"...
Arrêter de vivre par les intérêts du désir, ce serait nécessairement vivre par un mensonge. Car, croit-on, puisqu'il n'existe aucune transcendance, puisqu'il n'y a pas de Dieu, ou s'il y en a un, on ne le saura jamais, tout ce qui compte, c'est moi. Et moi m'indique que je désir des choses, sources de réjouissances, les satisfaire est le seul progrès scientifique pour ma vie.

Mais si au moins ! on aurait l'éclair de clairvoyance pour réaliser que "ne plus penser" c'est loin d'être une belle solution au refus du mensonge... Si au moins on pourrait avoir un minimum de dignité et renoncer au renoncement...

Car poursuivre la satisfaction de nos désirs, de ce qui nous pousse à nous représenter toujours insatisfait, toujours tendu vers une future nouvelle acquisition; matérielle ou relationnelle, tant qu'on voit notre "acquis" augmenter ! Poursuivre ça, et en endurer le stress et le mécontentement et toute la merde qui vient avec... Si c'est pas un renoncement à la vie, en tout cas.

"Oh ! J'ai un désir qui me pop dans tête ! let's go, on essaie de le satisfaire sans réfléchir deux secondes aux provenances, aux objectifs, aux fondements de ce désir ! Sans penser aux conséquences directes et indirectes de cet élan vers lui que je me donne ! Sans penser !" dit l'Occidentaux moyen qui entre deux désirs mal satisfaits gobe un anti-dépresseur, se cale une pinte, se fume une cloppe, intériorise son stress, ulcérise, pogne un cancer, blame la société, pis fini par mourir avec dernière pensée : "hein?" : rien compris.

Moi je pars pour sortir du matérialisme. Et au diable ceux qui s'aveuglent du pire des modes de vie.

En Inde, une vieille tradition de plusieurs milliers d'années consiste à se libérer de l'influence qu'a notre égo sur soi. Le "moi" qui veut tout ce qu'il n'a pas, et qui ne veut pas ce qui lui arrive, est une source de mécontentement, de perdition infinie, de perversion de l'esprit, du calme intérieur, de la conscience d'être, de la vie. Méditation et philosophie interne en vue de la libération.
Ce qu'on appelle hindouisme n'existe pas; c'est une représentation européenne. "religion" n'existe pas.
L'Inde était et est toujours un centre de philosophie et de pratique libre. Aucun dogme. Pure liberté d'interprétation, de création, de critique, d'évolution. Une belle anarchie du savoir cosmique.

J'emmerde le renoncement et ses conclusions qui font vomir en Occident.
Vivement une recherche active dans les profondeurs de ce qu'on est, de ce qui est, wich is the same.


La valeur.

22h16, mardi 3 avril 2012 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Malgré tout ce qu'on dira, on croit profondément que c'est dans l'argent que la valeur est.
On croit que, avec l'argent, on est libre. que, par l'argent, on achète le bonheur...

Oh, c'est bien rapidement qu'on se plait à dire "l'argent n'achète pas le bonheur", mais personne y croit. Notre âme est hypocrite face à elle-même. Mais ça crée des mauvaises odeurs... ça pu, suffit de développer son odorat pour s'en apercevoir... Mais ça... personne le fait...

Eh bien... Non, le bonheur s'achète pas.
Le bonheur se prend, carrément. Dans la vie de tout les jours, on le prend ou on le prend pas.
Ça explique que des pauvres soient plus heureux que des riches, et que deux personnes dans une situation économique égale auront un feeling différent par rapport à un événement semblable.
Le bonheur, c'est une perspective... Une perspective ça s'achète pas.
Je suis heureux, car je vois la vie positivement.
car je réussit à voir la vie positivement...
Atteindre cette capacité, c'est travailler beaucoup sur soi-même.
Et c'est là que tout le monde fuit, car tout le monde sont des lâches.

.

L'argent ne permet que la survie ... et ... l'oubli.
Elle est nécessaire que pour la... nécessité; la nourriture et le logement.
Sinon, l'argent permet d'acheter des distractions; seulement ça. Quand on est incapable de prendre le bonheur... l'argent nous distrait de notre constante faillite, bel anglicisme.

La forme la plus populaire et la plus bien en vue de médiocrité :
On travaille 40h/semaine. En réalité, on en aurait besoin que d'une quinzaine, et déjà là, on se permettrait du luxe..
40h/semaine, on déteste notre job, on déteste notre vie, solution ?
Ça tombe bien ! puisque la moitier, même plus, de notre salaire sert vraiment à Rien, on va l'utiliser pour oublier le mal qu'on s'impose.
Consommation hors-nécessité = surconsommation.
Drogue, alcool, TV, cossin cossin cossin cossin cossin.
Distraction, cigarette, sexe, alcool, émission préférée #1, émission préférée #2, cigarette, chocolat, distraction, ma vie pu, je veux en être distrait... ça tombe bien, j'en ai le pouvoir.

On embarque dans cette roue... et, monsieur madame, on s'y complait !
absolument...
On se sent courageux et fort d'endurer cette souffrance.
Je souffre, je me console. Roue infinie.
Je bombe mon torse grugé par les vers... Regarde, je suis dans la misère et je résiste, n'ai-je pas toutes les raisons d'être fière ?

Je répond, moi, ; Non.

Alors qu'on se sent courageux et fort pour ça... en réalité c'est une lâcheté bien triste...

On a peur d'affronter la vie, d'affronter la liberté, d'affronter le fait que le bonheur s'achète pas, le fait qu'on a vécu toute notre vie dans une illusion, dans une roue très aliénante...
Sortir de ma roue ? Voyons ! J'y suis bien... je m'y complait...
Commencer à questionner ?
es-tu fou ? ce serait m'imposer la souffrance des souffrances...
je préfère ma petite pitance qui me permet de passer à travers ma vie comme un vent innocent... triste renoncement...

médiocrité, petitesse...
Ton argent c'est de la merde faite pour les bouches qui parlent pas, qui font juste bouffer et râler.

La Liberté ne s'achète pas.
Elle se prend et elle est sauvage, elle est farouche.
Elle accepte pas d'être laissée entre des mains sales et puantes.

Se laver c'est un travail beaucoup trop compliquer (bien qu'en réalité, c'est fort simple...) pour que j'me lance dans ça, ici, là.

Je crache ça, vulgairement et sans considération, car j'en ai marre de la petitesse.
Je suis pas né pour vivre dans la merde.
Je veux la grandeur et la beauté, je veux ce qui éclaire et ce qui rayonne.
mais que ça rayonne d'une lumière solaire... Rien à battre de l'artifice lampe à chevet.
Rien a battre de la petite philosophie du renoncement...

La vie c'est dur et c'est un combat... Tout aggresse et tout menace.
Tout me propose de m'écraser et de me caser dans la roue infernale de l'aliénation totale de ma personne.
Devrais-je m'écraser ? Jamais. Je décline la médiocrité.
Il reste la voie du rejet et de la goutte de sueur, du paraître fou et du paraître con.
Mais je l'ai déjà empruntée cette voie, et je me sens pas le coeur de l'abandonner pour une conne de satisfaction tranquille et facile...

La goutte de sueur que je parle c'est pas celle qu'on crache en pilant sur notre potentiel de liberté, c'est pas celle qu'on crache rendu à la 24e heure de notre 40h, c'est pas celle qu'on perds pour un connard de fasciste, pour un système imbécile, pour une illusion destructrice.

Non, la goutte que je parle fait du bien; c'est celle qu'on laisse s'échapper quand on ose s'affirmer devant celui qui nous a toujours dit de se plier à ce qu'il dit. C'est la goutte qu'on dégueule au visage de la bureaucratie qui nous demande de nous soumettre au nivellement par le bas. C'est la goutte qui tombe quand je soutiens le regard de celui qui tente de me culpabiliser d'être ce que je suis moi-même.

C'est celle qui se libère... Non pas celle qui se pleure....



Retour en terres francophones, bientot.

20h08, lundi 2 avril 2012 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent

Le titre dit tout !

Bien hate d'vous jaser ca !




HomeLess.

15h40, mardi 14 février 2012 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent

Homeless...
Sans-abri...

Celui qui a pas de maison, pas de lieu à lui-même...

Partout ou tu vas, t'emprunte l'endroit; jamais chez toi, toujours en position de squatteur.
La position de celui qui demande...
Faut pas s'étonner que certains clodos disent pas "Merci !" quand on leur donne une piasse...
À quoi on s'attend ? Une reconnaissance ?
Toute leur vie est basée sur la quémendation !
Y'on déjà dit merci un milliard de fois... Sont tannés.
Y'aimeraient mériter de vivre, sans devoir se mettre au niveau de celui qui fait pitié, qui demande, qui doit donc remercier.
Le prix pour avoir un tel mérite... ; l'esclavage... Méchant problème de société... Être at your own... Anyway, c'est une stupide illusion; rien t'appartiendra jamais, à moins que t'aille te térrer dans le fin fond d'un bois et t'auto-suffire, et même là, on va te trouver pis te taxer, pis tu devras produire quelque chose, marchander, vendre, te vendre, pour pouvoir... mériter la vie...

Après, moi je trouve pas ça étonnant qu'les étinérant s'en câlissent de nous autre qui leur lance une piasse pour se sentir bien d'avoir fait sourire un pauvre. Eux-autre carburent même pu; y'attendent la mort. Y s'la saoule 24h par jour; des mort-vivants.

"La terre apartient à tous"; j'me rappele de ce message qui m'faisais sourire, à Trois-Rivières, sous un viaduc. Même pas 1 semaine après qu'y'aille été écrit, quelqu'un l'avait barré.
C'est vrai... À quoi bon s'illusionner avec des maximes bien belles, bien utopiques...
La terre apartient a qui veut bien la prendre, à qui peut bien la prendre...
Les gentils et les faibles s'esclaveront pour pouvoir profiter de ce fruit originairement gratuit. Voilà la force des forts. La force des poches pleines, des gros capitalistes qui y vont de l'égocentrisme...

Mais enfin.

Être sans-abri... Tu côtois juste des fuckés. Tu deviens crotté, tu fait face à 1000 situations difficiles... Tu dois toujours tout surmonter, car c'est ça ou la mort... C'est pu un jeu, c'est pu futile... T'as froid, t'as pas de toit; qu'esce que tu fais ?
Tu te démerde...
Alors tu développe des rictus de souffrance, de méfiance, de peur, de haine...
Crotté, menancant, "laid" selon la mode américaine, selon la TV, selon la bourgeoisie...
Toujours malade, ça va de soi.
Alors tes chances de t'en sortir droppent, exponentiellement...
Tu capote, tu te saoule la gueule à la moindre possibilité. Encore là, c'est si t'as pas acces à des drogues plus cataclysmantes.
Beau cercle viscieux.

Vive le capitalisme ! "Démerde toi ! C'est facile ! t'as qu'à aller porter des CV !"
Oui ! Et que faire des différents ? que faire de ceux qui sont pas capable de handle s'te joke là ? De ceux qui sont pas capable de trader leur liberté contre de la survivance ?
Ce serait tellement facile de ceuillir à même un pommier !

"J'lance "vivre libre ou mourir".
J'lance l'hymne à la décadance de l'être en réponse à la médiocrité ambiante..."
Telle est mon idée du sans-abritisme...




En marchant

21h32, mardi 7 février 2012 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
http://www.youtube.com/watch?v=6A7xQ00Dh-A&feature=youtu.be


Contrée lointaine

21h09, mardi 7 février 2012 .. 5 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
La déprime est la contrée la plus lointaine de toutes les contrées...
De là, on ne voit pas les beaux paysages, on ne voit pas les beaux sourires... On ne voit rien que son propre petit patelin...
Tout est trop loin...



Réflexions multiples

17h12, jeudi 26 janvier 2012 .. 6 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Je croyais avoir quelque chose d'intéressant à écrire mais...

Ça vient pas.

(10 minutes passent)

Hier j'ai eu, et en fait j'en ai très souvent, une hâte.
La hâte de partir en Thailande...

Voilà s'que j'ai écris, à peu près :

"
Trop hâte de partir.
Là oû je ne serai plus avec les "miens" (les occidentaux)... Entouré de l'étrange, "Habitude" meurt. La Réalité se montre aux yeux qui clignent, aux yeux qui recommencent à vraiment voir... "Moi" s'est réveillé, car le voile Habitude à tombé. Le flagrant Réel reflète alors la vraie identité de "Moi". Donc nécessairement advient la prise de conscience ; ce matériau de qualité pour tout créateur... Cet essentiel pour l'évolution, pour l'ouverture. l'objet de l'ouverture.... le tueur, ou plutôt l'arme qui permet la mort de l'esclave. Le juge qui condamne ce dernier, c'est la philosophie. Celui qui le tue, c'est "Moi", par l'action éclairée par la remise en question, causée par la prise de conscience de l'identité d'esclave du "Moi".
Yep... Hâte de Partir.

La prise de conscience en situation hors-extra-ordinaire, ou... ordinaire, pour faire plus court.
Possible...
Le voyage n'est pas nécessaire.
Il aide certainement... Permet éventuellement d'atteindre des niveaux plus élevés... que... faire des prises de consciences en milieu ordinaire.
même; dans cette situation, l'avantage :
⇗ le skill d'ouverture et d'acuité
mais... désavantage :
⇗ effort (donc ⇗ misère, etc...)
mais le contre-avantage... ⇗ résistance et force.
--
Opérer l'action éclairée est encore plus difficile... c'est créer de l'extra-ordinaire dans une situation ordinaire. Alors qu'en voyage, c'est de l'extra dans de l'extra... Ça passe mieux.

Mais encore l'adage d'une certaine sagesse ;
"Ce qui ne tue pas rend plus fort."
--
Donc, en tout temps, l'occasion existe de créer de l'extra, donc de se renforcir, en plus, évidement (car c'est l'objectif premier), de se libérer...

La liberté par la création...

Attendre la thailande est donc "l'acte" le plus esclave qui puisse être possible dans ma situation.

je dois...
* Constater
* Reflèter (Réflexion)
* Remettre en question
* Faire le néessaire... pour devenir conséquent avec la conclusion.

Une manière de dire de vivre le présent...
"

-------------

Sinon, eh bien...
Je désir plus que jamais la mort du capitalisme...
Mais en suit toute une réflexion, que voilà, écrite quelques jours plus tôt :

"
La vie c'est comme un duel de Sumo... 1000 possibilités de gagner, autant de perdre. Facteur; mon intelligence, celle des autres... (le système?)
Mais... je joue sur le terrain des autres... C'est leurs règles... leurs objectifs... leur vision...
Moi, je veux pas vivre ce jeu...
Ce capitalisme...
Mais c'est ça ou la mort.
Faux; y'a les tatus de clodo... (effort minimum, BS, etc.).
ya les chanceux, héritage etc...
y'a ceux qui jouent dans le jeu, mais en déjouant les règles... (voleurs, etc.)
y'a l'auto-suffisance... Mais y'a un prix à ça aussi... aussi paradoxal (ou plutôt; aussi malsain) que ça puisse paraître.
--
C'est normal... que j'dois me dire.
je résiste et m'insurge comme un enfant qui a faim..
C'est le règne de la nécessité...
je suis l'esclave comme des temps grècs, et je rêve à être un citoyen grèc...
Rêve tant que tu veux...

La nécessité, la survie, la finance.
C'est et ce sera toujours, pour qui doit s'en occuper - lucidement - une souffrance, un anti-liberté...
--
Le mythe de celui qui aime son travail... Bullshit!
Il est illusionné, voilà tout.
Il se complat, tel l'esclave grèc qui était heureux, dans sa non-pensée, dans son status d'absence - de la réalité.
--
Faire de l'artisanat et le vendre...
Belle image. Le mariage de l'art et de la finance...
--> félicité.
Mais possible ?
Ce serait THE solution...
...
Réussir à percer dans ce monde oû l'artisanat se meurt sous la puissante production industrielle...
Dans ce monde oû personne n'encourage l'artisanat car ça doit coûter plus cher...
Haine du système
Système inhumain...
purement économique...
mais une économie de la cheapitude.
Produire le + possible !
Comme ça on pense moins...
Consommer ! Toujours à réactualiser...
Tout pète vite... Faut toujours s'occuper de notre situation matérielle.
Pires esclaves du monde entier.
Quand on se permet cinq minutes de pensée, c'est vain...
On est pas habitués, on pense mal.
On est pro en calculation.
On crée rien... on calcule...
pro-préditeur... Pas le choix; c'est le système qui induit un tel comportement.
Être "responsable, c'est bien calculer... LoL.
----

La révolte, la soumission.
Le choix.

La liberté réclame, exige la révolte.
C'est alors vivre pauvrement... À moins d'être capable de vivre de son art, ce que bien peu d'artistes, dans le monde entier, sont capable.
--
C'est un piège, bien manigancé.
--> Pour être libre, il faut se révolter contre la nécessité, ce qui est impossible. On doit se résigner.

Triste constat.
Une solution existait; être libre à travers l'art. Mais cet échapatoire est bloqué car une telle économie, celle nécessaire à la survie de la liberté, ne peut être capitaliste...

Une voix scande;
"Tu t'attends à quoi ? à ce qu'autrui travail à subvenir à ta survie ?"
je répond...
Que les gens trop cave pour comprendre l'idée de la liberté travaillent; de toute façon, ils s'y complaisent. Avec la technologie qu'on a, on peut subvenir aisément à la survie de tous. Il faut seulement sortir le monde de ce stupide nihilisme qui consiste à s'oublier dans une consommation effrénée, aveugle.
Cette solution tue le seul échapatoire pour faire rayonner la liberté...

Mais bon... Le fait est que le système est. Le changer... Why not, tant qu'à en souffrir.

Donc ;

j'en ressort ça ;

Solutions ;
1e; Artisanat (éventuellement possibilité de voyager, condition idéale mais improbable)
2e; Clodoisme (condition de vie précaire, possibilité de voyager (quoi qu'avec les lois grandissantes la possibilité s'amenuise), etc)
3e; soumission (job de marde, vie de marde)
--

1e et 2e sont combinable...
3e, je le rejette amèrement... encore trop de dignité.

Tâche; trouver comment 1e.
Si je clodoïse en même temps, le prix de la survie est beaucoup moindre, donc le 1e deviens moins difficile, + accessible.
"

Maudite affaire hein ?



Le choix de la liberté.

17h48, mercredi 18 janvier 2012 .. 5 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Flash Freudien ;
l'enfant désir être lui-même, laisser s'épanouir ses propres instincts, mais l'autorité parentale l'en empêche en faisant naître en lui le sentiment de culpabilité.
L'enfant pourrait refuser l'autorité, mais il a besoin des parents et de leur amour; il se soumet donc à ce malaise imposé.
Il grandit, procède à l'oeudipe, substituant ainsi l'autorité parentale par une autorité intériorisée que le psychologue nomme le Surmoi. Mais qu'on se permettra bien d'appeler la morale...
En nous réside donc cette aurotié omniprésente, omnisciente; elle voit tout et sait tout.
L'enfant pouvait, en cachette, satisfaire ses instincts.
Pas nous; le Surmoi veuille et nous culpabilise dès que l'idée même du "mal" nous vient en tête.
La culpabilité, on la reconnaît pas nécessairement comme tel. Mais on la sens... C'est cet espèce de malaise qui nous ronge quand on désir quelque chose qu'on "sait" mauvais (que notre Surmoi nous impose comme mauvais)... C'est cet inconfort désagréable qui fait qu'on se répugne soi-même...
Devant ce sentiment imposé, on recule la plupart du temps. Tel l'enfant devant le "Non" divin.

Enfin... Le mal, pour l'enfant, c'était lorsque le Parent le culpabilisait, donc quand il perdait l'amour de l'autorité.
Le mal, c'est la même chose pour nous. Sauf d'une manière quelque peu "déplacée"; car l'autorité n'est plus aussi concrète. Mais elle demeure au fond la même...
Le mal, finalement, nous semble être ce qui ne plait pas à autrui, ce qui nous fait perdre son amour... On ne veut pas déplaire. Notre Surmoi nous en empêche. Ainsi parle réellement la morale. En nous.

Ici je me permet une distinction cruciale entre deux types d'êtres, deux voies possible à prendre;
La liberté.
ou...
L'esclavage.

L'esclave demeurera dans ce schème oû il faut éviter le "mal", et oû il faut s'approcher du "bien". Il vivra toujours selon autrui. À chaque acte, il sondera subtilement de ses yeux l'horizon des regards tiers afin de s'assurer qu'il plait. Car telle est sa drogue; l'amour.
Pour se procurer sa dose, il n'hésitera pas à se pervertir jusqu'à la moelle des os. Il est encore attaché à son niz parental, intériorisé. Il ne prend pas son envol; il n'est pas affirmé. Il a peur de vivre, de regarder la réalité.

L'être libre, lui,  vit par delà le bien et le mal. Que lui importe si sa civilisation voit d'un bon ou d'un mauvais oeil l'acte qu'il entreprend; il s'est délivré du joug moralisateur.
Il n'est pas un être moral; il est libre.

Sa liberté est sa création. Il n'est pas en réaction, il n'existe pas, entre lui et le monde, un tier juge.

Un détail; qui dit amoral ne dit pas immoral.
L'être libre l'est devenu par la réflexion. Il sait qu'il ne peut faire ce qu'il désir faire. Il n'est pas cet égoïsme qui caractérise le bourgeois. Il a dépasser cette fermeture et cette stupidité. Il sait que sa liberté nécessite celle des autres, et qu'aucun n'est totalement libre tant qu'il demeure un esclave... Mais tel sujet mérite un article à lui seul, ici il restera à titre de détail.

La valeur d'une personne ne dépend point du nombre de gens qui l'apprécie. Si tel sereait le cas, lesp ires idiots seraient populaires et les meilleurs, détestés.
Oh..! Mais j'y repense... C'est exactement le cas dans notre monde !
Quelle perversion généralisée... Enfin.
Le problème réside dans l'idée même de la valeur, qui serait absolue et extérieure aux gens et aux choses...
C'est cette idée qui ammène l'esclave à désirer être aimé; il laisse l'extérieur déterminer la valeur, sa propre valeur.
Or il n'y a rien de plus relatif que le concept de valeur, qui n'indique seulement que le degré d'appréciawtion, par rapport à un point de vue en particulier.

L'être libre s'est débarasser de ce baromètre qui ne veut rien dire. Ce baromètre qui jauge ce que la majorité préfère... et... a-t'on vraiment à se fier ne serait-ce que le moindrement à cette voix majoritaire..ment docile ?

Que lui importe si autrui l'aime !
Il a fait le choix de la liberté.
Il connaît sa propre valeur, car il a apprit à aimer la vie, donc à s'aimer lui-même.

Face à l'extérieur :
Aucune attente.
Aucun espoir.

J'évolue à mon propre rythme... Que ça vous plaise, ou Pas !



Squamish

18h30, jeudi 12 janvier 2012 .. 5 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Je suis a Squamish.

Ici y'a pas de neige, et, en gros, y fait chaud... 1-8 degré C, y'a des arbres encore pleins de feuilles, des buissons vert... C'est la capitale de l'escalade; tout le monde en fait presque ! 1001 rochers a grimper. J'ai pas encore eu l'occasion d'entrer en contact réel avec les habitants de longue date, les jeunes et tout...

Après 3-4 jours de bus, expérience assez marrante et même enrichissante, j'suis tout de suite allé tripper avec Émile; musique, alcool, weedo, escalade, les poules, les canards, les deux chiens, etc.

J'suis en chambre dans une maison, oû le couple propriétaire arrive samedi; ça risque d'être weird, j'ai bien hâte de voir l'ambiance qu'y'aura ! D'après Émile, c'est pas vargeux ! Mais la on est 2.

J'ai travaillé 2heures, le jour que j'suis arrivé. Mais la ça fait 1 semaine que y'a pas de job... hm.

Bah !

J'suis ici dans un mood de construction personnelle; physique et créatif. J'ai ma guitare...

Récit descriptif -.-

J'suis en sevrage du Québec. Tout le monde me manque, le français me manque, me semble qu'ici y'a pas de belles filles, pas de marginaux non plus ! J'suis trop habitué aux grandes villes j'crois !
Mais voila quoi, c'est le sevrage.

*hésite a publier ce médiocre billet*

I go back to life, i'll be more creative another time.



Départure

19h03, lundi 2 janvier 2012 .. 6 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Après avoir passé 4 mois en appartement à Montréal, à travailler pour survivre, et à survivre pour travailler, j'ai sauté sur la première occasion potable de sortir de cette infernale roue.

Eh oui... Qu'on m'explique à quoi bon rime ce mode de vie...

Enfin... j'suis vraiment pas motivé à me lancer dans une critique sociale du mode sédentaire-citadin, mais j'vais y aller grosso-modo pareil, car une justification est nécessaire, je crois, pour comprendre dans quel état d'esprit je part vers l'Aventure.

Déjà, le coût de la vie est abominable à Montréal.
40h/sem, au salaire minimum (et c'est pas que ça m'enchantais, évidemment.), tu y arrive a peine... Pas vraiment d'économie. Et si on réussit à sauver quelques dollars, on fais quoi avec ?
Allez tous ensemble, à go ! :
1...2...3.... GO : ON LES BOIT !!!

C'est pas absurde... c'est juste que la vie métro boulot dodo, c'est tellement aliénant, qu'on a pas le choix de s'aliéner encore plus pour être cohérent moindrement avec notre vie...
Vivre une vie composée à 70% de merde, on s'entend qui faut être surhomme, surfemme, pour arriver à dealer correctement avec le 30% qui reste...
et même là... t'as une vie de merde quand même, à 70%, donc c'est juste n'importe quoi...
Aumoins quand tu bois, t'y pense pas, tu vie de l'aventure illusoire, c'est mieux qu'une lucide aliénation...

On me dis que j'avais juste à me trouver une meilleur job, mieux payé et etc...
Mais faut comprendre que, en général, le travail c'est de la merde.
Qui est pas d'accord ? bon... surement quelques-uns... mais sérieux... vous êtes minoritaires.
Le travail, c'est de la merde !
Ça te gruge la vie, et pourquoi ? pour permettre à notre société de surconsommé.
ça nous permet de surconsommer nous-même...
métro-boulot-bière-dodo.
métro-boulot-achète1tvdemerde-dodo.
etc.

J'aime profondément la vie.
C'est pourquoi je désir l'honorer, en la vivant bien.
Tant que dans ma tête j'vais croire que y'a une possibilité de mieux vivre ma vie que ce que je fais présentement... Ben je dois le faire. Car sinon, c'est être lâche, c'est être merdique.
Et y'a déjà eu assez de merde dans ma vie...

Donc je part.

(Désolé si mon ton est trash un peu ! Mais c'est ma vie ;p)

Dans les faits, je m'en vais travailler... Mais l'optique est pas la même qu'ici, au Québec.
Je m'en vais travailler non pas pour faire tourner une roue stupidement, comme un hamster fou, mais pour me permettre de partir encore plus loin !
C'est l'idée des passes de cash...
Tu t'fais un paquet de pognon, et ensuite tu part voyager.
Quand t'as pu de "carburant", ben là... tu t'arrange pour en retrouver.

Le travail c'est une nécessité, pas un but...
Et dans le monde dans lequel on vit, y'a pas besoin de travailler comme un freak toute sa vie... Vous imaginez qu'on travail plus aujourd'hui que l'on travaillait au moyen-âge?
Malsain eh ? ben c'est un fait... On est juste ben dominé, ben peureux...

Tu règle la question de la nécessité, ben vite, pis après tu fonce dans vie.

Si dans ta vie ton but c'est d'avoir une TV plasma pis plein de niaiseries qui coûtes la vie, ben let's go man ! : continue dans la voie de l'oublie de soi, pis moi m'en vas me découvrir et découvrir le monde, a place !

NO REMORSE! comme gueulerait Simon ben saoul.

Le monde comprendrons ("comprendra!" comme dirait Caro !) jamais dans kessé qui sont... Le patern aliénant, la liberté qu'ils ne vivent pas, l'oubli psychopathologique qu'ils opèrent en eux-même... Le déni le plus total...

Faque bah...
"Une seule vie"
No remorse. that'it that'all.

Je vous aime tous pareil, je vais peut-être déchanter (ou plutôt me r'enchanter, me r'illusionner), et on ira bouffer du popcorn pis boire du coca-cola plein d'édulcorant qui détruit les cellules ensemble en écoutant le dernier film américain qui apprend à être un mouton très performant, polluant, simplet, naïf, stupide, et etc.

J'ai rien contre ceux qui sont dans ça. J'ai dequoi, par contre, contre "ça". Et comme je sais que je ne peux pas être la goutte d'eau qui fait déborder le vase, j'vais me contenter de vivre ma vie différemment de "ça". Et si vous êtes dans "ça", ben j'vais demeurer respectueux et j'vais même potentiellement taire mes idées, parce que j'sais que sortir de ce "ça" tellement réconfortant et tellement sécuritaire, simple, accessible, facile, etc... je disais donc parce que je sais que sortir de "ça" c'est très dur, et pas accessible à tout le monde pour cette raison.

Donc voilà...

Le voyage c'est une manière de sortir de ça, et c'est probablement très difficile de vivre une vie de voyage...
Mais y'a plein d'autres manière de sortir de cette roue infernale.
Faut trouver la sienne, si on est pas déjà résigné dans la vie.

Bon hiver amis !



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