Mon voyage par delà mon monde.

"Je pense donc je deviens"

05h46, dimanche 14 décembre 2014 .. 5 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
La pensée synthésiste tue la vie.

On se croit une identité; tel nom, telle apparence, telle réputation, telles possessions, emplois, connaissances, goûts et etc. "Je" suis la synthèse de ça, et "moi" existe, car j'y crois vraiment. Ça devient la seule chose importante au monde, ça accapare tout.


Mais pourtant ?


La seule chose réelle c'est l'expérience du moment présent. C'est toujours nouveau, unique, extrêmement plein de sens, une infinité de nuances, de vues possibles... L'expérience qu'on vit maintenant, c'est d'une profondeur incroyable, on peut tellement aller loin.


Écoute la musique, et arrête de la penser. Écoute la sans juger, ressens la simplement. Ça peut te donner des millions de frissons, ça peut te donner l'impression de voler, ça peut te faire jouir.

L'art c'est un médium pour s'exercer à vivre.

Mais l'important c'est la vie elle-même; ne contempler que des oeuvres exceptionnelles c'est manquer la vie. C'est être un consommateur exigeant, rien de nouveau pour nous. On exploite les sensations grossières, le "nouveau qui flash tellement", ce qui explose. Puis on s'y habitue, on redeviens terne et non-réceptif, insensible jusqu'au moment où une autre explosion d'une nouvelle couleur nous pète dans face.


Dans nos moments d'insensibilité on développe notre identité, on renforcit nos dogmes, on pense et on se pense...


L'identité c'est une source de contrariété, d'espoirs déçus, de up et surtout de down. C'est poser des conditions, c'est des attentes. Je suis ça, je veux donc tel autre ça, donc je me tends vers ce ça. Tension vers quelque chose qui n'existe pas et qui peut-être, probablement, certainement n'existera pas. On est quand même pas tant fidèles ni honnêtes; on obtiendra éventuellement une réalité qui s'apparente à notre objectif, qui est "assez" proche, et on s'y en satisfera, le temps qu'elle va durer, et puis elle passera comme tout passe, et on se retrouvera encore dans une réalité qui n'est pas ce qu'on désir, car qui n'est pas en concordance avec notre identité, et encore de la tension...

Stress angoisse souffrance.


Et si on apprenait à aimer la vie ?

Plutôt que d'être de plus en plus sélectif, de moins en moins satisfait, on pourrait peut-être être de plus en plus ouvert, accepter le réel tel qu'il est donné, ouvrir nos pores à l'ambiant, nos yeux à cette lumière et notre esprit à une satisfaction immédiate et infinie...


Plus je vieilli plus j'ai l'impression que la vie est fade, les couleurs s'estompent et je suis de moins en moins excité... J'ai voyagé en Inde et en Asie et en Australie, j'ai fait le Canada de long en large, vu les rocheuses et différentes mers et océans... J'ai senti 1000 épices, vu tellement de choses... Et pourtant je sens de moins en moins, je suis de plus en plus dans ma tête, à m'imaginer être quelque chose de distant à tout ça. Je suis de plus en loin de la réalité; elle devient un film que j'observe, un film plate. Tellement rendu sélectif. L'expérience de la vie, j'm'y suis habitué, j'ai l'impression. Mais évidemment c'est une illusion; on ne peut pas s'habituer au nouveau, on ne peut pas s'habituer à ce qui est toujours différent, c'est paradoxal, c'est une erreur logique. J'm'y suis pas habitué, je me suis simplement fermé, je me suis simplement foutu derrière des ornières théoriques, techniques, une carapace qui s'appelle Jean-François Gagné ou Jeff ou FJ ou ce qu'on voudra bien. Et j'ai mes idées et mes opinions et je les fanfares parfois, pour lustrer mon édifice, ma machine qui traite le réel, qui le filtre beaucoup trop. On devient alcoolique et polytoxico, à force d'être de même. On s'excite par des moyens de plus en plus fort, car nos sens sont tellement atrophiés, tellement grossiers, rien de subtil... Tout est mis de côté, y reste juste de la lumière pâle qui nous endort.


Ne pas chercher ce qui n'existe pas, mais s'ouvrir soi-même pour voir ce qui existe.

Fermer les yeux et sentir, observer pendant des heures ce que tu sens... Par ta peau, tes oreilles, tes yeux fermés, ton nez, ce que tu goûtes dans ta bouche, ce qui se passe. L'expérience du moment présent.


On le sait, mais on le fait pas, car on est fier d'être celui qui porte un fardeau. On est fier de souffrir. Être heureux ? Les autres me regarderaient avec envie et haine, ils seraient jaloux et seraient mauvais avec moi... On préfère être piteux et avoir une vie difficile, car on peut se vanter de supporter tout ça.


La fierté de l'esclave, on aime ça...


C'est pittoresque et c'est pas recherché pentoute. C'est simple et c'est pas très beau.


T'as qu'une chose et c'est l'expérience de ce qui se passe. Tu sais même pas quand ça va s'arrêter... Tu craches sur ça à longueur de ta vie, et puis t'en ais fier.


De ça naît le jeu d'une société qui se mutile. De ça vient le capitalisme et l'exploitation et la misère, la pauvreté et la richesse, l'avarisme, et puis tout ce qu'on connaît généralement.


Accepter le réel, être ouvert et libre, c'est devenir heureux et léger. L'arbre pousse vers la lumière, l'animal cherche sa nourriture et joue. Ces tensions là sont d'une autre nature; elles ne nient pas le réel. Elles donnent une direction et naissent de la réalité qu'on est, alors que celles qu'on se crée par nos abstractions mentales naissent de la peur, d'une aspiration à la mort et à la fin.


Bon en tout cas.




"Je pense donc je deviens"

05h46, dimanche 14 décembre 2014 .. 5 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
La pensée synthésiste tue la vie.

On se croit une identité; tel nom, telle apparence, telle réputation, telles possessions, emplois, connaissances, goûts et etc. "Je" suis la synthèse de ça, et "moi" existe, car j'y crois vraiment. Ça devient la seule chose importante au monde, ça accapare tout.


Mais pourtant ?


La seule chose réelle c'est l'expérience du moment présent. C'est toujours nouveau, unique, extrêmement plein de sens, une infinité de nuances, de vues possibles... L'expérience qu'on vit maintenant, c'est d'une profondeur incroyable, on peut tellement aller loin.


Écoute la musique, et arrête de la penser. Écoute la sans juger, ressens la simplement. Ça peut te donner des millions de frissons, ça peut te donner l'impression de voler, ça peut te faire jouir.

L'art c'est un médium pour s'exercer à vivre.

Mais l'important c'est la vie elle-même; ne contempler que des oeuvres exceptionnelles c'est manquer la vie. C'est être un consommateur exigeant, rien de nouveau pour nous. On exploite les sensations grossières, le "nouveau qui flash tellement", ce qui explose. Puis on s'y habitue, on redeviens terne et non-réceptif, insensible jusqu'au moment où une autre explosion d'une nouvelle couleur nous pète dans face.


Dans nos moments d'insensibilité on développe notre identité, on renforcit nos dogmes, on pense et on se pense...


L'identité c'est une source de contrariété, d'espoirs déçus, de up et surtout de down. C'est poser des conditions, c'est des attentes. Je suis ça, je veux donc tel autre ça, donc je me tends vers ce ça. Tension vers quelque chose qui n'existe pas et qui peut-être, probablement, certainement n'existera pas. On est quand même pas tant fidèles ni honnêtes; on obtiendra éventuellement une réalité qui s'apparente à notre objectif, qui est "assez" proche, et on s'y en satisfera, le temps qu'elle va durer, et puis elle passera comme tout passe, et on se retrouvera encore dans une réalité qui n'est pas ce qu'on désir, car qui n'est pas en concordance avec notre identité, et encore de la tension...

Stress angoisse souffrance.


Et si on apprenait à aimer la vie ?

Plutôt que d'être de plus en plus sélectif, de moins en moins satisfait, on pourrait peut-être être de plus en plus ouvert, accepter le réel tel qu'il est donné, ouvrir nos pores à l'ambiant, nos yeux à cette lumière et notre esprit à une satisfaction immédiate et infinie...


Plus je vieilli plus j'ai l'impression que la vie est fade, les couleurs s'estompent et je suis de moins en moins excité... J'ai voyagé en Inde et en Asie et en Australie, j'ai fait le Canada de long en large, vu les rocheuses et différentes mers et océans... J'ai senti 1000 épices, vu tellement de choses... Et pourtant je sens de moins en moins, je suis de plus en plus dans ma tête, à m'imaginer être quelque chose de distant à tout ça. Je suis de plus en loin de la réalité; elle devient un film que j'observe, un film plate. Tellement rendu sélectif. L'expérience de la vie, j'm'y suis habitué, j'ai l'impression. Mais évidemment c'est une illusion; on ne peut pas s'habituer au nouveau, on ne peut pas s'habituer à ce qui est toujours différent, c'est paradoxal, c'est une erreur logique. J'm'y suis pas habitué, je me suis simplement fermé, je me suis simplement foutu derrière des ornières théoriques, techniques, une carapace qui s'appelle Jean-François Gagné ou Jeff ou FJ ou ce qu'on voudra bien. Et j'ai mes idées et mes opinions et je les fanfares parfois, pour lustrer mon édifice, ma machine qui traite le réel, qui le filtre beaucoup trop. On devient alcoolique et polytoxico, à force d'être de même. On s'excite par des moyens de plus en plus fort, car nos sens sont tellement atrophiés, tellement grossiers, rien de subtil... Tout est mis de côté, y reste juste de la lumière pâle qui nous endort.


Ne pas chercher ce qui n'existe pas, mais s'ouvrir soi-même pour voir ce qui existe.

Fermer les yeux et sentir, observer pendant des heures ce que tu sens... Par ta peau, tes oreilles, tes yeux fermés, ton nez, ce que tu goûtes dans ta bouche, ce qui se passe. L'expérience du moment présent.


On le sait, mais on le fait pas, car on est fier d'être celui qui porte un fardeau. On est fier de souffrir. Être heureux ? Les autres me regarderaient avec envie et haine, ils seraient jaloux et seraient mauvais avec moi... On préfère être piteux et avoir une vie difficile, car on peut se vanter de supporter tout ça.


La fierté de l'esclave, on aime ça...


C'est pittoresque et c'est pas recherché pentoute. C'est simple et c'est pas très beau.


T'as qu'une chose et c'est l'expérience de ce qui se passe. Tu sais même pas quand ça va s'arrêter... Tu craches sur ça à longueur de ta vie, et puis t'en ais fier.


De ça naît le jeu d'une société qui se mutile. De ça vient le capitalisme et l'exploitation et la misère, la pauvreté et la richesse, l'avarisme, et puis tout ce qu'on connaît généralement.


Accepter le réel, être ouvert et libre, c'est devenir heureux et léger. L'arbre pousse vers la lumière, l'animal cherche sa nourriture et joue. Ces tensions là sont d'une autre nature; elles ne nient pas le réel. Elles donnent une direction et naissent de la réalité qu'on est, alors que celles qu'on se crée par nos abstractions mentales naissent de la peur, d'une aspiration à la mort et à la fin.


Bon en tout cas.


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Any man who attacks

13h05, mardi 17 mai 2016 .. Posté par Jetsyn
Any man who attacks the masculinity of a man who is honestly afraid of his wife after she seriously tells him she will stab him to death when he goes to sleep needs a good right hook to the face. No dialog, no debate. You can no more debate with men like that than you can have a LiDocln-nouglas debate with a chimpanzee on the merits of a vegetarian diet based on jungle food.

Nej, man behöver in

18h12, mardi 17 mai 2016 .. Posté par Digger
Nej, man behöver inte lämna tillbaka kungliga medaljer. Vi har en <a href="http://qpitugwtk.com">serroimerfrdean</a> liggande hemma i ett vitrinskåp efter en släkting långt tillbaka i tiden. Dock skulle det aldrig falla mig in att dra på mig ett band samt serafimerordern och dra ut på krogen.

Pam: Thanks –

20h27, mercredi 18 mai 2016 .. Posté par Darrance
Pam: Thanks – I expect I’ll love it since I seem to love all things Stbcieenk!Becky: I’m surprised it has taken me so long to pick this one up!Rhapsody:She is a live wire – I think she feels just fine Gavin: We’ll miss you in Portland (I promise to post photos so you can live vicariously through them!). Memory: *nods* It was a good week Staci: I am almost too busy *laughs* http://bofius.com [url=http://jwgjiiehlko.com]jwgjiiehlko[/url] [link=http://fiomogktjxk.com]fiomogktjxk[/link]

on 15. Juni 2012

03h28, jeudi 19 mai 2016 .. Posté par Latisha
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12h59, vendredi 20 mai 2016 .. Posté par Tory
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