Mon voyage par delà mon monde.

Prise 2.

17h25, dimanche 1 septembre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Sans vouloir conter ma vie, en gros, y s'est passé :
Fail total quant à mon projet Thailande; dans l'ouest je n'aurai fait que 400$, et j'aurai fait appel à un truc style foodbank afin de me faire rapatrier au QC, j'en pouvais plus !
De retour à MTL, toujours nourrissant le même désir d'évasion, j'aurai galéré un an et demi (ah putain !) pour finalement atteindre la faramineuse somme de 5K. C'était la première et j'espère que ce sera la dernière fois que je fais ça; la prostitution c'est mal vous voyez.
Dans deux semaines, hasta luego je part en Inde !
Vaccins, kit médical, visa, gossages XYZ, niaisage de checkage de billet d'avion et milles hésitations sur le comment le quand... Le pourquoi, en tout cas, ça fait longtemps que je le sais.

Mes vues politiques et philosophiques ont sensiblement, parfois plus, changée depuis le temps de mes derniers écris, mais le core du shit demeure le même:

La société dans laquelle nous vivons en occident est clairement une super aliénation qui mène à l'auto-déchirement de 1. notre conscience d'être, de 2. notre conscience d'être avec d'autres, de 3. notre conscience d'être dans un monde donné. Evidemment, ces 3 points sont des facettes d'une même chose, et si l'envie m'habitait et si la pertinence y serait, je m'amuserais à déblatérer sur l'interdépendance cosmique ou whatever... Mais ces deux facteurs ne sont point présents.
Bon, l'auto-déchirement on le savait, ensuite sa cause; le matérialisme excessif (lire : l'obnubilation face aux objets), ou sa résultante nécessaire, le capitalisme flagrance "je me caliss des autres", individuation jusqu'à l'atome, donc tout est vendable, les autres d'abord si j'ai la "chance" de pouvoir les posséder... Bref tout ça on le sait, mais là où on a l'air un peu plus cave, c'est quand on se demande "mais quoi d'autre ? Comment sortir du matérialisme, comment se justifier une telle sortie, d'un monde 1000x justifié par la science !"

On pense que "sortir du matérialisme" égal nécessairement "entrer dans une religion". Religion ou idéologie, car on a souvent parlé des idéologies comme autant de "religions athées"...
Arrêter de vivre par les intérêts du désir, ce serait nécessairement vivre par un mensonge. Car, croit-on, puisqu'il n'existe aucune transcendance, puisqu'il n'y a pas de Dieu, ou s'il y en a un, on ne le saura jamais, tout ce qui compte, c'est moi. Et moi m'indique que je désir des choses, sources de réjouissances, les satisfaire est le seul progrès scientifique pour ma vie.

Mais si au moins ! on aurait l'éclair de clairvoyance pour réaliser que "ne plus penser" c'est loin d'être une belle solution au refus du mensonge... Si au moins on pourrait avoir un minimum de dignité et renoncer au renoncement...

Car poursuivre la satisfaction de nos désirs, de ce qui nous pousse à nous représenter toujours insatisfait, toujours tendu vers une future nouvelle acquisition; matérielle ou relationnelle, tant qu'on voit notre "acquis" augmenter ! Poursuivre ça, et en endurer le stress et le mécontentement et toute la merde qui vient avec... Si c'est pas un renoncement à la vie, en tout cas.

"Oh ! J'ai un désir qui me pop dans tête ! let's go, on essaie de le satisfaire sans réfléchir deux secondes aux provenances, aux objectifs, aux fondements de ce désir ! Sans penser aux conséquences directes et indirectes de cet élan vers lui que je me donne ! Sans penser !" dit l'Occidentaux moyen qui entre deux désirs mal satisfaits gobe un anti-dépresseur, se cale une pinte, se fume une cloppe, intériorise son stress, ulcérise, pogne un cancer, blame la société, pis fini par mourir avec dernière pensée : "hein?" : rien compris.

Moi je pars pour sortir du matérialisme. Et au diable ceux qui s'aveuglent du pire des modes de vie.

En Inde, une vieille tradition de plusieurs milliers d'années consiste à se libérer de l'influence qu'a notre égo sur soi. Le "moi" qui veut tout ce qu'il n'a pas, et qui ne veut pas ce qui lui arrive, est une source de mécontentement, de perdition infinie, de perversion de l'esprit, du calme intérieur, de la conscience d'être, de la vie. Méditation et philosophie interne en vue de la libération.
Ce qu'on appelle hindouisme n'existe pas; c'est une représentation européenne. "religion" n'existe pas.
L'Inde était et est toujours un centre de philosophie et de pratique libre. Aucun dogme. Pure liberté d'interprétation, de création, de critique, d'évolution. Une belle anarchie du savoir cosmique.

J'emmerde le renoncement et ses conclusions qui font vomir en Occident.
Vivement une recherche active dans les profondeurs de ce qu'on est, de ce qui est, wich is the same.


Prise 2.

17h25, dimanche 1 septembre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Sans vouloir conter ma vie, en gros, y s'est passé :
Fail total quant à mon projet Thailande; dans l'ouest je n'aurai fait que 400$, et j'aurai fait appel à un truc style foodbank afin de me faire rapatrier au QC, j'en pouvais plus !
De retour à MTL, toujours nourrissant le même désir d'évasion, j'aurai galéré un an et demi (ah putain !) pour finalement atteindre la faramineuse somme de 5K. C'était la première et j'espère que ce sera la dernière fois que je fais ça; la prostitution c'est mal vous voyez.
Dans deux semaines, hasta luego je part en Inde !
Vaccins, kit médical, visa, gossages XYZ, niaisage de checkage de billet d'avion et milles hésitations sur le comment le quand... Le pourquoi, en tout cas, ça fait longtemps que je le sais.

Mes vues politiques et philosophiques ont sensiblement, parfois plus, changée depuis le temps de mes derniers écris, mais le core du shit demeure le même:

La société dans laquelle nous vivons en occident est clairement une super aliénation qui mène à l'auto-déchirement de 1. notre conscience d'être, de 2. notre conscience d'être avec d'autres, de 3. notre conscience d'être dans un monde donné. Evidemment, ces 3 points sont des facettes d'une même chose, et si l'envie m'habitait et si la pertinence y serait, je m'amuserais à déblatérer sur l'interdépendance cosmique ou whatever... Mais ces deux facteurs ne sont point présents.
Bon, l'auto-déchirement on le savait, ensuite sa cause; le matérialisme excessif (lire : l'obnubilation face aux objets), ou sa résultante nécessaire, le capitalisme flagrance "je me caliss des autres", individuation jusqu'à l'atome, donc tout est vendable, les autres d'abord si j'ai la "chance" de pouvoir les posséder... Bref tout ça on le sait, mais là où on a l'air un peu plus cave, c'est quand on se demande "mais quoi d'autre ? Comment sortir du matérialisme, comment se justifier une telle sortie, d'un monde 1000x justifié par la science !"

On pense que "sortir du matérialisme" égal nécessairement "entrer dans une religion". Religion ou idéologie, car on a souvent parlé des idéologies comme autant de "religions athées"...
Arrêter de vivre par les intérêts du désir, ce serait nécessairement vivre par un mensonge. Car, croit-on, puisqu'il n'existe aucune transcendance, puisqu'il n'y a pas de Dieu, ou s'il y en a un, on ne le saura jamais, tout ce qui compte, c'est moi. Et moi m'indique que je désir des choses, sources de réjouissances, les satisfaire est le seul progrès scientifique pour ma vie.

Mais si au moins ! on aurait l'éclair de clairvoyance pour réaliser que "ne plus penser" c'est loin d'être une belle solution au refus du mensonge... Si au moins on pourrait avoir un minimum de dignité et renoncer au renoncement...

Car poursuivre la satisfaction de nos désirs, de ce qui nous pousse à nous représenter toujours insatisfait, toujours tendu vers une future nouvelle acquisition; matérielle ou relationnelle, tant qu'on voit notre "acquis" augmenter ! Poursuivre ça, et en endurer le stress et le mécontentement et toute la merde qui vient avec... Si c'est pas un renoncement à la vie, en tout cas.

"Oh ! J'ai un désir qui me pop dans tête ! let's go, on essaie de le satisfaire sans réfléchir deux secondes aux provenances, aux objectifs, aux fondements de ce désir ! Sans penser aux conséquences directes et indirectes de cet élan vers lui que je me donne ! Sans penser !" dit l'Occidentaux moyen qui entre deux désirs mal satisfaits gobe un anti-dépresseur, se cale une pinte, se fume une cloppe, intériorise son stress, ulcérise, pogne un cancer, blame la société, pis fini par mourir avec dernière pensée : "hein?" : rien compris.

Moi je pars pour sortir du matérialisme. Et au diable ceux qui s'aveuglent du pire des modes de vie.

En Inde, une vieille tradition de plusieurs milliers d'années consiste à se libérer de l'influence qu'a notre égo sur soi. Le "moi" qui veut tout ce qu'il n'a pas, et qui ne veut pas ce qui lui arrive, est une source de mécontentement, de perdition infinie, de perversion de l'esprit, du calme intérieur, de la conscience d'être, de la vie. Méditation et philosophie interne en vue de la libération.
Ce qu'on appelle hindouisme n'existe pas; c'est une représentation européenne. "religion" n'existe pas.
L'Inde était et est toujours un centre de philosophie et de pratique libre. Aucun dogme. Pure liberté d'interprétation, de création, de critique, d'évolution. Une belle anarchie du savoir cosmique.

J'emmerde le renoncement et ses conclusions qui font vomir en Occident.
Vivement une recherche active dans les profondeurs de ce qu'on est, de ce qui est, wich is the same.
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