HomeLess.
Homeless... Sans-abri...
Celui qui a pas de maison, pas de lieu à lui-même...
Partout ou tu vas, t'emprunte l'endroit; jamais chez toi, toujours en position de squatteur. La position de celui qui demande... Faut pas s'étonner que certains clodos disent pas "Merci !" quand on leur donne une piasse... À quoi on s'attend ? Une reconnaissance ? Toute leur vie est basée sur la quémendation ! Y'on déjà dit merci un milliard de fois... Sont tannés. Y'aimeraient mériter de vivre, sans devoir se mettre au niveau de celui qui fait pitié, qui demande, qui doit donc remercier. Le prix pour avoir un tel mérite... ; l'esclavage... Méchant problème de société... Être at your own... Anyway, c'est une stupide illusion; rien t'appartiendra jamais, à moins que t'aille te térrer dans le fin fond d'un bois et t'auto-suffire, et même là, on va te trouver pis te taxer, pis tu devras produire quelque chose, marchander, vendre, te vendre, pour pouvoir... mériter la vie...
Après, moi je trouve pas ça étonnant qu'les étinérant s'en câlissent de nous autre qui leur lance une piasse pour se sentir bien d'avoir fait sourire un pauvre. Eux-autre carburent même pu; y'attendent la mort. Y s'la saoule 24h par jour; des mort-vivants.
"La terre apartient à tous"; j'me rappele de ce message qui m'faisais sourire, à Trois-Rivières, sous un viaduc. Même pas 1 semaine après qu'y'aille été écrit, quelqu'un l'avait barré. C'est vrai... À quoi bon s'illusionner avec des maximes bien belles, bien utopiques... La terre apartient a qui veut bien la prendre, à qui peut bien la prendre... Les gentils et les faibles s'esclaveront pour pouvoir profiter de ce fruit originairement gratuit. Voilà la force des forts. La force des poches pleines, des gros capitalistes qui y vont de l'égocentrisme...
Mais enfin.
Être sans-abri... Tu côtois juste des fuckés. Tu deviens crotté, tu fait face à 1000 situations difficiles... Tu dois toujours tout surmonter, car c'est ça ou la mort... C'est pu un jeu, c'est pu futile... T'as froid, t'as pas de toit; qu'esce que tu fais ? Tu te démerde... Alors tu développe des rictus de souffrance, de méfiance, de peur, de haine... Crotté, menancant, "laid" selon la mode américaine, selon la TV, selon la bourgeoisie... Toujours malade, ça va de soi. Alors tes chances de t'en sortir droppent, exponentiellement... Tu capote, tu te saoule la gueule à la moindre possibilité. Encore là, c'est si t'as pas acces à des drogues plus cataclysmantes. Beau cercle viscieux.
Vive le capitalisme ! "Démerde toi ! C'est facile ! t'as qu'à aller porter des CV !" Oui ! Et que faire des différents ? que faire de ceux qui sont pas capable de handle s'te joke là ? De ceux qui sont pas capable de trader leur liberté contre de la survivance ? Ce serait tellement facile de ceuillir à même un pommier !
"J'lance "vivre libre ou mourir". J'lance l'hymne à la décadance de l'être en réponse à la médiocrité ambiante..." Telle est mon idée du sans-abritisme...
HomeLess.
Homeless... Sans-abri...
Celui qui a pas de maison, pas de lieu à lui-même...
Partout ou tu vas, t'emprunte l'endroit; jamais chez toi, toujours en position de squatteur. La position de celui qui demande... Faut pas s'étonner que certains clodos disent pas "Merci !" quand on leur donne une piasse... À quoi on s'attend ? Une reconnaissance ? Toute leur vie est basée sur la quémendation ! Y'on déjà dit merci un milliard de fois... Sont tannés. Y'aimeraient mériter de vivre, sans devoir se mettre au niveau de celui qui fait pitié, qui demande, qui doit donc remercier. Le prix pour avoir un tel mérite... ; l'esclavage... Méchant problème de société... Être at your own... Anyway, c'est une stupide illusion; rien t'appartiendra jamais, à moins que t'aille te térrer dans le fin fond d'un bois et t'auto-suffire, et même là, on va te trouver pis te taxer, pis tu devras produire quelque chose, marchander, vendre, te vendre, pour pouvoir... mériter la vie...
Après, moi je trouve pas ça étonnant qu'les étinérant s'en câlissent de nous autre qui leur lance une piasse pour se sentir bien d'avoir fait sourire un pauvre. Eux-autre carburent même pu; y'attendent la mort. Y s'la saoule 24h par jour; des mort-vivants.
"La terre apartient à tous"; j'me rappele de ce message qui m'faisais sourire, à Trois-Rivières, sous un viaduc. Même pas 1 semaine après qu'y'aille été écrit, quelqu'un l'avait barré. C'est vrai... À quoi bon s'illusionner avec des maximes bien belles, bien utopiques... La terre apartient a qui veut bien la prendre, à qui peut bien la prendre... Les gentils et les faibles s'esclaveront pour pouvoir profiter de ce fruit originairement gratuit. Voilà la force des forts. La force des poches pleines, des gros capitalistes qui y vont de l'égocentrisme...
Mais enfin.
Être sans-abri... Tu côtois juste des fuckés. Tu deviens crotté, tu fait face à 1000 situations difficiles... Tu dois toujours tout surmonter, car c'est ça ou la mort... C'est pu un jeu, c'est pu futile... T'as froid, t'as pas de toit; qu'esce que tu fais ? Tu te démerde... Alors tu développe des rictus de souffrance, de méfiance, de peur, de haine... Crotté, menancant, "laid" selon la mode américaine, selon la TV, selon la bourgeoisie... Toujours malade, ça va de soi. Alors tes chances de t'en sortir droppent, exponentiellement... Tu capote, tu te saoule la gueule à la moindre possibilité. Encore là, c'est si t'as pas acces à des drogues plus cataclysmantes. Beau cercle viscieux.
Vive le capitalisme ! "Démerde toi ! C'est facile ! t'as qu'à aller porter des CV !" Oui ! Et que faire des différents ? que faire de ceux qui sont pas capable de handle s'te joke là ? De ceux qui sont pas capable de trader leur liberté contre de la survivance ? Ce serait tellement facile de ceuillir à même un pommier !
"J'lance "vivre libre ou mourir". J'lance l'hymne à la décadance de l'être en réponse à la médiocrité ambiante..." Telle est mon idée du sans-abritisme...
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