Mon voyage par delà mon monde.



Je quitte officiellement ma mère patrie, c'est-à-dire tout l'univers qui m'était connu jusqu'alors...
Mon objectif c'est l'immersion dans l'inconnu, me permettant ainsi, je l'espère, pouvoir ultérieurement embrasser une conscience plus aiguisée de ma propre condition, par la comparaison que j'aurai nécessairement effectuée, pour ne pas dire subie...
Maintenant je vise l'Inde pour m'y aider.

Ces moments.

05h33, jeudi 28 juillet 2016 .. 5 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent

À un certain moment de la vie, en tout cas dans la mienne, on pense finalement être arrivé à quelque part, on pense finalement avoir trouvé quelque chose. Les années sombres sont derrière soi, la dépression diminue, s'éteint ? C'est une impression, ou alors vraiment on devient constructif, positif ? L'ambition naît, on veut bâtir ! Aller, on construit ! ...

Le sable mouvant de notre existence a durci ; maintenant qu'on ne s'y englue plus, on ose même quelques coups de talons ! Ça tient !
L'enthousiasme de la jeunesse joue encore derrière le rideau, à notre insu ! Jeune alors on attaque la nouvelle. On s'habitue à l'environnement, une plante ou deux pousses à nos pieds... C'est mieux que rien, c'est Tout, en fait ! Arrosons, cultivons... Ce grès s'enrichira, mes pousses grandiront et leurs fruits seront miens...

J'existerai alors, non plus comme un spectateur-acteur ou un comédien-observateur, mais vraiment. Un but me pousse à vivre maintenant, c'est venu comme ça, comme une révélation...

Oh ! Évidemment, si on me le demande, ce but n'est que le mien ! Permettez-moi cette modestie... ... car elle me protège de l'honnêteté... ... Mais ça, j'en suis toujours aveugle...

Ah ! Secoue-toi ! Ces pensées déprimantes encore !

Et c'est ainsi que sur une terre maintenant sèche et jadis toujours liquide, un homme maintenant s'acharne – Pourquoi ? Pour Être ? – à la cultiver !

Être ?

Il faut avoir un but pour être, c'est comme ça qu'est déterminée notre notion d'existence.

Si quelque chose ne sert à rien, n'a aucune utilité, n'est ni belle ni laide, je veux dire, est totalement neutre ! Cette chose n'existe donc pas, pour nous.
Nos yeux, notre cerveau, tout cet organe perspectif qu'est un sujet, n'ont de fonction que pour entrer en relation avec des choses qui peuvent entrer en relation, qui ont un attribut au moins !

Le serpent se mord-t'il la queue, lorsqu'il se demande, "mais quel est mon attribut à moi ?" ...Mais de qui parle-t'on ?!

Le fantôme qui dansait depuis toujours sur une existence toujours mouvante et instable, toujours incertaine et différente... S'épuise, car, qu'on se l'avoue, danser sur un sol gluant et qui nous absorbe, c'est difficile et fatiguant. Il assèche donc ce sol, mais alors que la chose est faite, arrête sa danse... La danse était la fonction de l'existence indéfinie.

Il est alors à l'extérieur de son royaume; il doit se recréer ou alors périr; s'ensuit les innombrables névroses et troubles psychologiques reconnus et ceux non reconnus (socialement acceptable : le citoyen normal), et les fruits de ses plantes sont certes uniques et intéressants, mais toujours payés au prix d'une hypocrisie lamentable, celle selon laquelle on est arrivé à quelque part, on a trouvé quelque chose, on est devenu quelqu'un.

Mais quoi ? Au pire on s'en fou ? On pourrait dire encore que le fantôme s'épuise car les exigences du maintien de sa vie deviennent trop lourdes; la société, l'expression de son espèce a atteint un paroxysme fatal, et comme tout organisme vivant, il dépérit maintenant.
Voilà une fin qui pour une fois n'est pas victimisée, culpabilisante, mais simplement fatale. C'est froid pasmal mais au moins c'est droit...

En tout cas, c'est le moment où les mots et la rationalisation me blasent totalement ; et que tout coule comme du miel ou du fiel ça en devient d'une importance si mineure et pathétique que ce serait bien le moment de se secouer encore, mais cette fois pas par espérances ni par peur, mais seulement pour aller danser un peu...

... Ces moments dans la vie où on tourne...




Yo

12h59, mercredi 11 mars 2015 .. 5 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Je serais incapable de faire un bilan.

Quand on s'imagine un voyage, on le [balise], c'est temporaire et fixé dans le temps, ça a un début, le départ, et un arrivé, le retour. C'est dépaysant, c'est un sentiment d'être hors de sa vie, c'est une ouverture infinie et etc...


Mais... Non !


La vie est un voyage ! Je suis allé en Inde et pis en Thailande et pis Laos et encore Thailande et Australie et encore Thailande et Tasmanie et je reviens et rendu au Québec j'irai là et là et ensuite je partirai ailleur et j'irai encore plus loin ou plus près de toi ou pas ! Y'a jamais d'arrêt, y'a aucune balise, y'a pas de repère !


Tu peux te conditionner à croire que ton billet d'avion ou de train ou de bus c'est un début, tu peux peut-être te convaincre que ça a un poids de rupture, que ça fissionne ta vie ! Mais vraiment c'est que t'as gobé le rêve d'une évasion temporaire, d'un “hors-routine”, d'un “hors-vie-de-****”. On oubli temporairement les dettes on oubli les problèmes de familles ou d'amitié, on oubli les préoccupations et les projets de sédentarité ! Soupape de pression, on se relâche ; c'est dans notre culture de considérer le voyage comme ça. Et ainsi on le fait être ça... Et ainsi on l'empêche d'être un mouvement...


Mais c'est trop pas ça mec, meuf.

La vie arrêtera jamais et tu seras toujours dans ta peau à toi, dans ta tête à toi, avec tes affaires à toi en dedans. Tu réalises peut-être que ta vie c'était wack, et bravo si tu peux te révolutionner, mais demeure que ce sera une continuation. On pars pas pour revenir ! On pars pas, on avance ! On reviens pas, on avance !


Se libérer de la stagnation !


En ce moment même y'a des millions de gens qui vivent leurs rêves, qui avancent à fond dans la vie, envers et contre tous. Ils révolutionnent ce que les TV/journaux/rumeur-pop essayent de nous faire prendre pour du cash : “pense ta vie dans le cadre de la norme”. Et peu importe si la norme est mainstream ou marginale, c'est une norme pareille dans les deux cas.


Tout est possible, la seule limite c'est nous qui nous la foutons par manque de confiance.


Si tu veux faire quelque chose, fais-le.

Fou le monde en branle pour que ça arrive.

Penses-y ben fort, met y tout tes efforts, pis fucking do it.


C'est la seule vraie affaire que j'ai apprise dans mon voyage. Simple demême.

Le reste c'est futile, c'est la vie de tous les jours, c'est des trucs qui pourraient arriver à tout le monde. C'est des détails, j'en ai autant à raconter que n'importe qui.

Mais ce que je parle ici... Ça c'est de l'or...

Se créer sa propre expérience de vie, en la voyant comme un nouveau perpétuel, où en soi on trouve et emploi par créativité l'infinité d'outils qu'on est... Pour y arriver, affirmer et reconnaître franchement en soi le pouvoir de liberté qu'on est (pour utiliser le verbe être plutôt qu'avoir). Reconnaître ce pouvoir-là, c'est ce qui peut faire la différence entre le mouton et l'enfant créateur.


Peux-être tu l'as déjà lu dans un biscuit chinois, et que c'est facile de dire “yeah” et de passer au suivant...




"Je pense donc je deviens"

05h46, dimanche 14 décembre 2014 .. 5 commentaire(s) .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
La pensée synthésiste tue la vie.

On se croit une identité; tel nom, telle apparence, telle réputation, telles possessions, emplois, connaissances, goûts et etc. "Je" suis la synthèse de ça, et "moi" existe, car j'y crois vraiment. Ça devient la seule chose importante au monde, ça accapare tout.


Mais pourtant ?


La seule chose réelle c'est l'expérience du moment présent. C'est toujours nouveau, unique, extrêmement plein de sens, une infinité de nuances, de vues possibles... L'expérience qu'on vit maintenant, c'est d'une profondeur incroyable, on peut tellement aller loin.


Écoute la musique, et arrête de la penser. Écoute la sans juger, ressens la simplement. Ça peut te donner des millions de frissons, ça peut te donner l'impression de voler, ça peut te faire jouir.

L'art c'est un médium pour s'exercer à vivre.

Mais l'important c'est la vie elle-même; ne contempler que des oeuvres exceptionnelles c'est manquer la vie. C'est être un consommateur exigeant, rien de nouveau pour nous. On exploite les sensations grossières, le "nouveau qui flash tellement", ce qui explose. Puis on s'y habitue, on redeviens terne et non-réceptif, insensible jusqu'au moment où une autre explosion d'une nouvelle couleur nous pète dans face.


Dans nos moments d'insensibilité on développe notre identité, on renforcit nos dogmes, on pense et on se pense...


L'identité c'est une source de contrariété, d'espoirs déçus, de up et surtout de down. C'est poser des conditions, c'est des attentes. Je suis ça, je veux donc tel autre ça, donc je me tends vers ce ça. Tension vers quelque chose qui n'existe pas et qui peut-être, probablement, certainement n'existera pas. On est quand même pas tant fidèles ni honnêtes; on obtiendra éventuellement une réalité qui s'apparente à notre objectif, qui est "assez" proche, et on s'y en satisfera, le temps qu'elle va durer, et puis elle passera comme tout passe, et on se retrouvera encore dans une réalité qui n'est pas ce qu'on désir, car qui n'est pas en concordance avec notre identité, et encore de la tension...

Stress angoisse souffrance.


Et si on apprenait à aimer la vie ?

Plutôt que d'être de plus en plus sélectif, de moins en moins satisfait, on pourrait peut-être être de plus en plus ouvert, accepter le réel tel qu'il est donné, ouvrir nos pores à l'ambiant, nos yeux à cette lumière et notre esprit à une satisfaction immédiate et infinie...


Plus je vieilli plus j'ai l'impression que la vie est fade, les couleurs s'estompent et je suis de moins en moins excité... J'ai voyagé en Inde et en Asie et en Australie, j'ai fait le Canada de long en large, vu les rocheuses et différentes mers et océans... J'ai senti 1000 épices, vu tellement de choses... Et pourtant je sens de moins en moins, je suis de plus en plus dans ma tête, à m'imaginer être quelque chose de distant à tout ça. Je suis de plus en loin de la réalité; elle devient un film que j'observe, un film plate. Tellement rendu sélectif. L'expérience de la vie, j'm'y suis habitué, j'ai l'impression. Mais évidemment c'est une illusion; on ne peut pas s'habituer au nouveau, on ne peut pas s'habituer à ce qui est toujours différent, c'est paradoxal, c'est une erreur logique. J'm'y suis pas habitué, je me suis simplement fermé, je me suis simplement foutu derrière des ornières théoriques, techniques, une carapace qui s'appelle Jean-François Gagné ou Jeff ou FJ ou ce qu'on voudra bien. Et j'ai mes idées et mes opinions et je les fanfares parfois, pour lustrer mon édifice, ma machine qui traite le réel, qui le filtre beaucoup trop. On devient alcoolique et polytoxico, à force d'être de même. On s'excite par des moyens de plus en plus fort, car nos sens sont tellement atrophiés, tellement grossiers, rien de subtil... Tout est mis de côté, y reste juste de la lumière pâle qui nous endort.


Ne pas chercher ce qui n'existe pas, mais s'ouvrir soi-même pour voir ce qui existe.

Fermer les yeux et sentir, observer pendant des heures ce que tu sens... Par ta peau, tes oreilles, tes yeux fermés, ton nez, ce que tu goûtes dans ta bouche, ce qui se passe. L'expérience du moment présent.


On le sait, mais on le fait pas, car on est fier d'être celui qui porte un fardeau. On est fier de souffrir. Être heureux ? Les autres me regarderaient avec envie et haine, ils seraient jaloux et seraient mauvais avec moi... On préfère être piteux et avoir une vie difficile, car on peut se vanter de supporter tout ça.


La fierté de l'esclave, on aime ça...


C'est pittoresque et c'est pas recherché pentoute. C'est simple et c'est pas très beau.


T'as qu'une chose et c'est l'expérience de ce qui se passe. Tu sais même pas quand ça va s'arrêter... Tu craches sur ça à longueur de ta vie, et puis t'en ais fier.


De ça naît le jeu d'une société qui se mutile. De ça vient le capitalisme et l'exploitation et la misère, la pauvreté et la richesse, l'avarisme, et puis tout ce qu'on connaît généralement.


Accepter le réel, être ouvert et libre, c'est devenir heureux et léger. L'arbre pousse vers la lumière, l'animal cherche sa nourriture et joue. Ces tensions là sont d'une autre nature; elles ne nient pas le réel. Elles donnent une direction et naissent de la réalité qu'on est, alors que celles qu'on se crée par nos abstractions mentales naissent de la peur, d'une aspiration à la mort et à la fin.


Bon en tout cas.




Tu vieillis, c'est OK, mais tu y penses trop, c'est pas OK.

03h41, dimanche 21 septembre 2014 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent

Malgré la lenteur tout va très vite.
La vie nous coule entre les doigts car nous pensons trop au temps.
Tous s'accrochent et c'est d'un pathétique triste.
Le potentiel de dignité et de grandeur est énorme.
Mais c'est relégué au dernier plan. D'abord la sécurité.

La mort est certaine; nous allons tous mourir.

Pourtant la peur occupe encore la fonction de moteur. 

J'ai vu un tag, un jour; "vaut mieux mourir debout que de vivre à genoux"
J'aimerais bien voir cette personne aujourd'hui, je pari qu'elle est à genoux.
J'ai entendu un jour; "vaut mieux être seul que mal accompagné"
Je me demande si celui qui a dit ça s'est pas pogné une p'tite chix stupide...
Je pense qu'on comprendra jamais, et pour cette raison tout va s'éteindre.
J'espère ne jamais "réussir" dans la vie. J'en aurais honte.
...

Le temps est un concept qui tue la vie. Au moment où tu y penses, tu viens de détruire toute probabilité d'être simplement, sans angoisse. Le temps est un stress imposé, qui n'existe pas en soi. J'ai pas envie de me retrouver à la fin de ma vie, la mort factuellement évidente, et me rendre compte que j'ai toujours couru après des objectifs anticipés, le présent découpé en lambeaux.

J'écris ça car je vois ma génération commencer à se spécialiser hâtivement.
C'est le phénomène "ce sera mieux que rien".
C'est la panique silencieuse; trouve toi une position, trouve toi une femme/un homme : cimente ta vie, forge toi quelque chose de solide. 

On est libre et léger dans notre jeunesse. Tout est possible et y'a pas de stress. Les erreurs et les échecs sont bienvenus ; on accepte pas l'inacceptable, on fais pas de compromis, on reste fidèle à soi-même.
Mais la peur frappe. Cette peur est tabou.
Peur de l'insécurité financière comme sociale.
Peur d'être seul.

Pourtant tu vas mourir seul.

Pourtant t'es pas solide.

Pourtant tu vas jamais être ce que tu vas essayer de montrer et ce que tous croirons que tu es.

Alors tu l'assumes et tu relaxe.
Ou tu te le cache et tu souffre.

Ici c'est une question autant de se libérer d'une souffrance inutile et à bien y penser pathétique, que de faire honneur au potentiel humain et d'arrêter pour une fois et pour toujours d'agir comme des imbéciles.




Nouvelles impersonnelles et personnelles

23h54, vendredi 25 juillet 2014 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent

Bonjour,

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(J'ai écris ça v'la 1 mois -------->) Je prévoyais la décadance totale un mois et demi auparavant. Ça faisait 2 mois que j'étais en Australie, toujours dans la même sacrée auberge, je cherchais d'la job. Au début (les 2 premiers jours) activement, par la suite, "juste pour dire" (CAD pas pentoute). Cassé totalement au niveau financier, j'faisait le ménage 3 heures par jours pour avoir ma nuit gratuite... Beuuuurrrk. Torcher des mongoles pré-mature qui foutent le bordel sans merci, saoul comme des porcs, généralement pas de classe ni rien. Ah ! Enfin. Sincèrement, même si je virais totalement fou, je me voyais, faute d'autre futur, continuer comme ça jusqu'à temps de me faire déporter par cause de visa expiré. Mais bon la roue à tournée comme elle tourne toujours, et un nouveau futur m'a sourit.

On s'est trouvé une job. Et pas de la merde. Une variante de ma vision décadante de l'avenir était que je me trouve une job style dish-washer, et j'endurais les cuistos fous que je comprennais jamais (eh non, mon anglais s'améliorera jamais !). Mais on a trouvé quelque chose qui a quand même de la classe finalement ! Mon employeur c'est Greening Australia, une organisation à but non lurative, qui reboise et qui fait des trucs comme ça... Mon contrat c'est 2 mois de plantage d'arbre. On replante une forêt théoriquement protégée, mais en pratique abusée par la compagnie d'Alcoa (Tout s'achète ici bas). Depuis 50 ans cette compagnie exploite le sol sous cette forêt, une géante mine de bauxite... Je marche un bon 20-25 KM par jour, à planter qqchose comme 1000-1500 arbres dans de la bauxite déconcentrée, explosée et enrichie d'engrais. J'fais une collection de minerai trouvé, funny... M'a tout balancé à la fin, mais bon. La compagnie est contrainte de reboiser ce qu'elle détruit; ils ont donc contracté la compagnie pour laquelle je travaille. (Wish is weird, car ça fait de Greening Australia des espèces de colabos qui sauve la face à Alcoa) Bref.

Depuis presque 2 mois je suis donc ici, à Dwellingup, un petit village de 150 habitants au sud de Perth, un peu dans les terres. On vit dans un campement qui a vraiment de la classe, en bordure de la forêt, dans le village.
On est 20 dudes et 5 dudesse, et on s'organise pour s'endurer. En chambre de deux, on a une salle de jeu / Tv, fuck that, une cuisine collective, un BBQ, un truc pour du feu, etc etc. Desfois les kangourous débarquent dans le coin, sinon y'a toujours le petit Opossom dans l'arbre, on y donne des bananes, même si certains chialent que ça le dénature et etc... Whatever. Ça avait commencé classe, là ça commence à débaucher avec l'alcool et tout ça, wich is quite funny. Y'a un français en plus de Caro, 5 italiens, 5 irlandais, 5-6 british, 5-6 australiens pis 2 allemands qui foutent le bordel dans ça !

20$ de l'heure (salaire minimum), 48h/semaine (en 6 jours), pas de connectivité internet ou téléphone, le temps passe vite et assez bien. Après ça, who know, but we'll know. (wtf.)

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NEWS FRAICHES (en date du 24 juillet) :

La semaine passé, un gros shame sur Greening Australia : sur 25 personnes, 15 se sont fait virés, carrément. "You've been too fast guys (alors qu'on s'est fait fucking rushé comme des esclaves) so we have to reduce the crew... If you've not been approached, you have to leave soon in 3 days..." ... Chaos et désenchantement. Tout le monde pète un plomb, c'est la folie, la division. Le privilège vient détruire la solidarité... C'est bien connu.

Notre société est basée sur ce putain de principe; diviser pour mieux règner.
En offrant des beaux postes et des beaux salaires à certains, on les met en opposition avec ceux qui ont pas eu la chance (ou avec ceux qui ont pas liché des culs ! (sans vouloir insulter ceux qui aiment cette pratique)).
Christ l'allemand fou dit, dans la mêlée : "You can't reject those who were slower or lazier just because they were like that. Every fucking ones are what they are, and we all've been together from the start to the end, and we were the crew. We all did the hours and all lived the same shit, so why divide like that the group ?"

Les fuckés et les crottés vivent dans le même monde que les riches et les proprets. Vouloir éradiquer une partie ou une autre c'est un délire de psychopathe, c'est une pure folie qui mène à rien, qui détruit plus que tout.

Accepter son voisin comme il est... C'est pas approuver ses actes, c'est pas le laisser faire comme il l'entend... C'est juste ne pas vouloir le supprimer, juste ça. Vivre et laisser vivre, très simple.

Eh bien Greening Australia, pour ne pas perdre d'argent en payant "trop" de gens, a décidé de favoriser un petit groupes de bien aimés...

J'ai été choisi.

J'ai été en contradiction d'état avec tout mes nouveaux chummys. Aucun de ceux que j'aime vraiment ont été choisis. Et quel était le critère de sélection ? Fuck ce qu'ils donne comme raison... Tout le monde ment. La vérité est claire anyway; car ils m'aiment bien, car ils aiment bien Caroline et notre état, car ils aiment bien les autres. Fuck les raisons, c'est du pur favoritisme (As it is always).

Déchirement intérieur; devrais-je abandonner l'offre, par solidarité ? Oui...

Tu donne un coup bas à un de mes potes, c'est donc à moi que tu me le donne aussi; Fuck ya.

Mais penses-y... La fucking société est basée sur ça ! Pourquoi y'a des pauvres ? Pourquoi y'a des gens plus pauvre que toi ? Car tu profite d'un status que eux ont été déprivés. Et tu fermes ta gueule. Car ça te déchire si tu y penses... La seule solution, c'est de tout brûler tes avantages sur la place publique... Mais tu vas rester dans ton appartement et tu vas fermer tes rideaux quand le pauvre d'la place va passer... Il te dégoûte, il te répugne... Car il est le reflet de ton avarice et de ta peur.

T'as peur d'être dévoré alors tu dévore.

Peur de la misère et de la mort. Je t'offre une perche pour sortir de la précarité; tu tuerais pour l'empoignée... Et, frère... tu tue... tu tue... Mais tu ferme les yeux devant les évidences; tu refuse d'en parler et si t'en entend, c'est toujours trop loin de ta considération. On tue pour survivre, et c'est ça, le tier-monde, c'est ça, le nucléaire, c'est ça, les riches et les pauvres.

Et c'est une supercherie de la mort qui tue ! Concurence pour survivre ! Ça profite à qui ? Aux 3 petits singes qui se bouchent les orifices et that's it ! Les grands riches qui ont jamais sut penser au delà du pouvoir ! Regarde le dude qui se fait virer et dit toi que tu mérite pas nécessairement plus que lui ! C'est un égal qui rush autant que toi pour la survie, et qui souffre.
Le con qui dit de la merde et qui travail mal... souffre lui aussi.

J'ai été choisis, et cette conscience flamboyante m'a brûlé le coeur, et le combat s'est engagé !

Quesque tu fait ? T'as cette impression fausse, ce vil et rat'-mensonge qui te ronge de l'intérieur depuis toujours... "J'en ait besoin pour vivre" ! Et t'as cette conscience infinie et si lumineuse, si claire mais si ternie... "C'est un égal... C'est pareil à moi... L'entraide est la solution logique et humaine..."

Mais elle est si ternie cette putain de conscience de merde...

J'ai gardé la job. Shame and re-shame. Mais cette idée est un miroire cassé; un million de facettes qui me reflète la même chose sous un million de formes... Cette honte est à éprouver pour tous les actes de ma vie... Je consent à cet imbécile massacre à chaque action que j'entreprend. Je bois mon verre de vin et je mange mon orange-OGM, merci bonsoir, crevez tous.

Culpabilité moderne... Que faire ? La prendre ou la balayer ?

Old-school débat entre le Freestyle qui proclame la liberté pour tous et le Careless qui la proclame pour lui seul...

Une chose est certaine; si la culpabilité est inertie, fuck that. Si elle est moteur, tant mieux, que ça bouge.

Bref... Cet "opportunité" (hahaha l'opportunisme... Bel égo gentilment camoufflé !) me permet un 2 semaine supplémentaire de travail, 1 étant déjà terminée, une dernière semaine à travailler avec cette communauté cassée...

Toute communauté est cassée sauf si on parle d'une communauté universelle... Toute communauté-fragment est une anti-communauté, une aggression secrète contre la vrai et unique communauté ; celle des humains sans exception.

Mais cette "communauté" où je vie, cette communauté doublement (millionnièmement) cassée est déjà dans l'illusion communautaire... Le massacre des frères et soeurs est déjà essuyé sous le tapis... On les méprises même.

Un groupe de virés ont fait 1-2 late-party pour faire chier, pour se vanger. Certains des virés ont piqué une coupe de cossins, chier sans flusher, jamais fait le ménage après l'attentat perpétué par G.A. ... Et ils devraient se sentir mal de tels actions ?

Hahaha... Et les esclaves qui ont, un jour, brûlé la maison du fou qui les faisait travailler 100h/j pour un morceau de pain, ils devraient se sentir mal d'avoir fait ça ? Et les travailleurs-esclaves (disons; esclaves, encore) qui ont saboter leur usine, pour pouvoir avoir un salaire décent, vivable, alors qu'y voyaient leur boss se pavaner en or... Et toute ces fucking révoltes qui ont eut lieux... Si y'auraient pas eut lieux... On seraient encore à 4 pattes devant les maître$ du monde, à leur licher leurs bottes pour qui brillent. On seraient 10000 fois pire qu'on est déjà pire de ce qu'on pourraient être plus libre. Alors chapeau bas aux révoltés, de toutes les sauces, de toutes les envergures.
Que les grandes gueules chialent. Que les wicked wick. Que les fou fasse des folies. Et que chacun respect le moyen de chacun.
"Diversité des tactiques" disait mon cher ami Ménard.

En faisant chier le peuple (dont moi, et j'ai accepté d'être obligé par eux de dormir 3h avant une journée de 10h de travail... avec rage, of course, but u know), G.A. va peut-être y repenser 2 fois avant de couper son staff en 2, la prochaine fois.

Bref.

Moi j'essaye d'être fortement conscient de ça, et je me dis que "la prochaine fois, c'mon jf...", sinon ben j'empoche le cash pis si je le gaspille comme un crétin, eh bien, que j'aille au diable.

Les pauvres auront toujours raison.

Un riche a nécessairement tord.

Simplicité volontaire 4 ever, auto-gestion, auto-suffisance... La seule solution...

Allright... J'apprend la vie.

A plus.




I'll fight dragons.

03h11, samedi 10 mai 2014 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
http://www.youtube.com/watch?v=4QkEaf1WafI&list=PL37DA84888F74A0F2

And I'll win it.


À quoi sert un blog.

09h03, vendredi 9 mai 2014 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Premièrement, et principalement, qu'on se l'avoue, ça sert à chialer gratuitement.
Trouver une personne prête à recevoir notre merde, c'est souvent difficile !
Ensuite, et cette deuxième raison étant plutôt moins honorable, y'a la question "cette personne "mérite"-t'elle ce "privilège"?". Bon... "Privilège", évidement, c'est l'égo qui parle. Car en soi c'est rarement plaisant d'être le réceptacle à merde. Mais c'est tout de même tout ce qu'on a, quand on en a, et, la rareté créant la valeur... "Mérite"... Pareillement, c'est celui selon l'égo; que puis-je gagner à me plaindre ainsi à telle personne plutôt qu'à une autre ? Pourquoi lui accorderais-je une telle préférence !
Troisièmement, c'est l'accent sur le "gratuitement". On chiale face à de l'abstrait, on peux bien dire ce qu'on veux, si on boulverse, "who care", si on déçoit, "who care", et etc : "who care". Une non-responsabilité totale... Délicieux.

Après, soit on pense comme ça, ou soit on se dit "c'est comme si je parlais à tout le monde, je suis donc responsable devant tout le monde", et puis donc on se ferme la gueule car tout choque et bouleverse et déçoit et etc éventuellement quelqu'un sinon tout le monde. D'où le conformisme...

C'est une révolte que d'assumer; vous êtes l'autorité de ma vie, mais je la refuse dès maintenant; donc je suis (et je vous nie... Telle est le drame de la révolte que Camus me partage en ce moment... Ah putain.)

Mais entre l'exaltation totale de son propre être et la soumission totale aux autres, y'a la fine ligne tranchante que suit le mec qui s'assume tout en regardant les autres dans les yeux, eux en tant qu'êtres et non pas en tant qu'objets (comme le fait l'exalté total...)...
C'est le défi d'une vie de se tenir sur cette lame sans se couper, sans basculer dans aucun des deux extrêmes gouffres...

Aaaannyyywaaayy...

Des milliards d'humains évoluent maintenant, plus que jamais.
On est tous conditionnés par notre société, notre culture, notre époque, tout ça...
Donc on évolueras dans la logique de ces conditionnements; tu vas suivre un pattern inimaginable pour un grèque ancient ou pour un communiste russe, inimaginable pour un Indien ou pour un Canayen de voilà 300 ans... Mais pour toi, ce sera tellement normal, tellement évident... Tu vas le suivre jusqu'à ses fins logiques, tu vas être fidèle au poste d'un dude de whatever où tu viens... Famille avec une job et tout ça. Peut-être pas de famille car c'est maintenant OK selon le code. Peut-être pas de job, y'a tout plein de possibilité aujourd'hui... Le conditionnement est "lousse" dira-t'on.
Mais tu vas toujours être fidèle à ces possibilités. T'es conditionné et t'es lâche, donc voilà.

Merde mec, merde. T'es quoi t'es qui ? T'es pour quoi ou pour qui rendu là ?
T'es juste toi je te le dis... Quelque chose dans ÇA. Mais tu choque à le voir. T'as peur que l'criss, alors tu te cache dans le dogme, dans la sécurité de ton conditionnement.
Toi qui a entrevue la liberté et l'émancipation, je jète pas le désarroi sur ta vie et ton choix, mais l'homme libre (qui existe peut-être même pas) détourne le regard à ta vision.
Je déblatère peut-être un délire d'idéaliste nihiliste; mais je préfère 100 fois ça à un délire de résigné soumis.

La pression monte et c'est avec ma guitare que je vais fouttre une baffe sur la gueule des humains. C'est avec elle aussi que je vais me déchirer les doigts pour me mutiler ma propre lâcheté, ma propre failure en tant qu'être infini...
C'est impossible et c'est angoissant, mais c'est le lot d'une conscience vivante.

Allright, je retourne avec les autres, dans notre confortable résignation.
"Hello ! Yah going good.... Oh, yeah I'll take some wine if you offer so ! .."


Les amis

01h48, jeudi 1 mai 2014 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
J'ai réalisé que j'écris toujours à quelqu'un... Tjrs à un spectateur.

30 avril, 11h08PM, heure d'Australie. Quelques litres de vin au corps... Mon blog, c'est un message aux gens. C'est pas un journal ou whatever. Même mon fucking journal c'est pas un journal ! J'écris sachant que je vais être lu. C'est ça le narcissisme, c'est ça... Voir sa vie par les yeux des autres...

Y'a qu'une chose de vrai; nos amis. Alright; "amis" pour moi veux dire les gens qui t'acceptent comme que t'es, qui te jugent pas et qui s'ouvrent en échange. En tout cas, quand j'écoute la toune "friends etc." de Tintamare ( http://tintamare.bandcamp.com/track/friends-etc ), j'me dis ça... Esti que j'en ai passé des belles soirées avec mes chummys !
De Montréal à Trois-Rivières, shit...
J'habite avec Simon, et comme d'habitude, le monde débarquent chez nous. Bobby avec sa caisse de 12, on partage avec lui notre 24. Rendu 9h du soir, on est rendu une douzaine ! Pourtant y'a rien eut de callé... C'est du bouche à l'oreille et du hasard ben faite...
De fil en aiguille, de bières en bières, la soirée évolue ! Leblanc qui collectivise 4 rangées de plombs, MAD qui participe activement ! On tire nos bouchons dans le fucking sac qui finira par trop déborder après les mois et les années... Link smash dans le tas ! Kirby et captain falcon ("esti d'afghan malpropre !" "LOL...") revolent dans le décors; discalifié sorry ! Ganondorf résiste........... 1 minute ! Désolé les boys, je reste le master ! Link se pitch une bombe dessus pis on ris, et allez, on vas accompagner le monde qui fument une toppe sur le balcon...
Les punks-amis-de-la-gang sont là, ce soir. Sont arrivés avec du fort pis d'l'ambition, c'est chaud !
Sur le balcon y'a Ménard qui politise avec Kub, ça chauffe, ça devient trash !
Mais anyway, on est là entre amis... Le jour où les poings se lancent est loin d'être arrivé !
On politise que l'criss, on déraille, on dis n'importe quoi... On niaise avec le fucking hibou sur le mini-toît, on s'le pitch... yé trop lourd, gang de mongol !
What ever, moi je r'entre en dedans !
Le bong est fullé; le nouveau Dieu est vénéré !
On se le partage avec respect, quasiment en silence (Bah... y'a "Vive libre ou mourir" de Béru qui joue là ! On s'permet un peu de chant quand même...)... Yarr...
1 heure du matin.

Leblanc a but 2 bières ce soir ! Sérieusement, un fait à inscrire dans nos carnets ! Y viens de faire 4 allés-retours au jeu labyrinthe-bille... Criss je dois le battre ! J'm'essaye 4-5 fois... fuck-it... next-time i'll got you !!
Les voisins piochent en bas... who care...
Iohan commence à être motivé, les boréales font leurs effets !
C'est l'Aurore... Petit babylonien (en choeur!), Vox Populi, Spéculateur, Pablum pablum pablum...
On écoute ou on écoute pas, whatever, on entends c'est certain !!!
Le temps du duo Paradox-Fj était pas encore venu... Dommage, la gang de ce moment a manqué ça !
Mais Iohan acapella ça l'fait ! À l'embuscade, en tout cas, ça l'faisait même si l'monde étaient trop douch pour réaliser l'irréalisable (pour eux !)

Bref...
2 heure du matin.
Décadance. Le voisin d'en bas cogne encore, mais là avec véhémence ! On fait une retraite... Pas la police encore, fuck-it !

Alors Freestyle on met nos bottes pis nos tuques; on décaliss au Manch !
C'est Mardi, les punks nous choquent. (On mélange pas du métal en fusion avec de l'eau ! Ça pète assuré !) Défoncés totalement, on est peut-être 6-7 a marcher. Je joue de l'harmo comme un crinqué, aucun problème si on réveille des gens... On chante, on danse, on court, on ris... ALLEZ ! LA VIE C'EST ICI, MAINTENANT !
Au bar, MIF et Andrew nous rencontrons !
Y tripent avec une gang de preppy autour de la table de billard; ok ! On se joint ! MAD est sceptique ! Mais y le savait que ça allait être douch demême ici... Y reste quand même ! Exception bienheureuse !
folie folie folie... Le lady's night here we go. 3 pichet collectifs pour la gang, Leblanc, PJ, Iohan pis moi on débarque sur le dance floor !
yo yo chill chill move-mon-cul ouh ouh ne sont pas de notre religion; dos aux représentant de telles coutumes, mais avec un espace pour eux/elles si intéressé(e)s !, on freestyle en gens-qui-s'amusent ! Iohan jigue, moi j'essaye, pis tout le monde le fait a sa manière finalement...

3h du matin. OK. ... ... Y'a pu d'ordre. C'est l'anarchie ! Chacun vaque comme il le veux, on parle à n'importe qui, mais ça close... Bobby, Simon retournent chez nous. Plein de disparut, va savoir où... On est rendus 3, je sais même pu c'était avec qui !
On monte dans le terrain désafecté en haut du Manch. On s'y fait un feu, on débouche 2 bières qu'on traînait dans nos poches...
On les boit même pas...
On passe 1-2 heures à philosopher sur la vie, la société... pourquoi comment... tout ça...
Frères à jamais, autour d'un p'tit feu de fortune... Peut-être la police va passer... On s'en criss tellement... Ennemis du systèmes, libre pour nous même...

FADE-OFF dans l'oubli...

C'était même pas une vraie histoire... Mais 1000 détails d'histoires vécues.
Pis encore, on aurait pu voyager au Pit, aux huttes, à l'hydro, au mont-royal, chez ché pu qui, dans les rues de chez pu où......

Allez, 1-2 ans plus tard;

MINUIT, MAD, PARADOX et FJ sont dans le Bunker.
Champignonnés, on partage le calumet et la bouteille, on souris, on se respecte.
"LIBERTÉ", tout en fluo, plein de cossins, des livres, une guitare, 2 bongs, des coussins, des jeux, un signe de peace gigantesque, plein de souvenirs... Tout ça dans 2m². Éclairés par des lumières de noëls... qui s'éteignent brusquement ! Omg... ... ... NOIR NOIR NOIR. On commence à jouer du tambour, a tapper partout, c'est la folie... 10minutes plus tard... MAD ? ... La lumière se rallume, aussi spontanément et random que lorsqu'elle s'était éteinte !
MAD fixe le "ciel". Y cligne des yeux... "wow... shit j'ai arrêté d'exister dans le noir!"
!! Délire, rire, folie...

Les 1001 déconnades chez Iohan, chez MAD, chez Simon, chez Ménard, chez Jason, chez Ounsi pis François, dans les parcs, dans les bars, dans n'importé où...

Tout ça pour dire que criss, tout ce qui compte... tout ce qui a de vrai... C'est les amis..

Vous me manquez !


Malaise

21h47, dimanche 20 avril 2014 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Je me sens comme à Trois-Rivières 5 ans dans le passé...
Le temps est frais, le ciel est profond et y'a que des grandes avenues vides...
Moi je marche dans ça, rien me retient, j'ai envie de me sacrifier sur l'hotel des malheureux.
Un temps de pâque mais sans la gang qui est là, prête et disponible.
Monde hostile, je te hais profondement.


Australia

01h59, vendredi 11 avril 2014 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Bonjour.

Pour les pointilleux de la belle orthographe, comme moi, je suis désolé de présenter un billet qui sera rempli de fautes dues au manque d'accents et de tout autres spécifications francaises !

Eh bien.
Bilan : 4 mois d'Inde, 2 mois de Thailande entre-coupé de 2 semaines de Laos.
La suite, l'Australie.

Voila un mois j'ai rempli le formulaire en ligne (420$ ( :D ) non remboursable !) pour avoir le visa de travail pour l'aussie, avec Caroline, et puis deux heures apres, elle recoit la réponse !
Excitation ! ... 3 jours apres, moi toujours pas de réponses !
-.-,
Une semaine passe et "We see you've been to India (bah c'est moi le con qui leur a dit sans m'informer !) more than three month, so we ask you to pass a medical examen (X-ray)"... Alright.. Y veulent voir si j'ai pas la tuberculose, allez, je vais dans un pays de parano !
En tout cas. Ils offrent une liste de médecins autorisés, et heureusement on est pas trop loin de Chiang Mai, ville touristique au nord de la Thailande, la ou y'a moyen de passer cet examen (50$ !). Je le passe...
Une semaine apres je recoit le résultat de l'hosto; j'ai dequoi d'abnormal aux poumons ! "Putain d'sa race" que j'me dis. Alors bon, faut attendre la décision des australiens par rapport a ca...
Attente, attente, attente.
On est allés au Laos, pays pauvre trash ou qu'on aime pas trop les blancs et ou en conséquences tous les moyens de leur extorquer l'argent est bon (on a rencontrer 2-3 dudes qui se sont fait volés leur scooter loué !!! Nous on a été chanceux). Vente de fausses USB key (fail), over-price sur tout, etc... En tout cas.
Attente, attente, attente...
A un certain moment on se fait tellement chier, apres un mois d'attente, qu'on abandonne. (Sur les forums les gens disent que parfois faut attendre 3 mois ! Fuckthat.)
Avant hier, je prévois revenir au QC. Alright, je fais mes plans (qui je squatt au début ? J'me fou sur le BS... ah ouais... J'fait la tournée des amis, ensuite peut-etre les fruits ? etc...). Le jour ou on décide d'acheter les billets d'avion... Je recoit le fucking Visa.
Ooook. Hier on a acheté nos billets; demain je pars a Perth, la ville la plus isolée du monde, entourée de déserts arides.

Saviez vous que y'a 2x plus de kangourou que d'humains en Australie ? (40 millions vs 20 millions). Tk, c'était le fun fact.

Le plan maintenant ce sera de se faire un max de fric si possible, ou alors de juste survivre si on est pas chanceux ! Voila.

Random fact :
- En thailande, on loue des vélos et on passe par le terrain de gens; un dude assis nous fait signe de main.. (Il nous dit allo ou partez ? surement allo...), on arrive a son abord, il nous dit encore allo (la on comprend que c'est probablement "partez", son signe), et un chien trash arrive en japant, fou. Bah, des chiens qui jappent, ca fait 5 mois que j'en endure...
Mais lui est dégourdit; SNAP, il me fucking mord le mollet.
"Fuck y m'a mordu !!!"
On trace.
"PLUS VITE !!! PLUS VITE QUE TU PEUX !!!"
Le fucking chien nous chasse a fond, jappe que l'tabarnack, me talonne violement pendant 3 minutes. Je passe proche de tomber 2 fois, je me demande "j'y pitch mes chouclaques ?!?!"... En tk, y abandonne...
Désinfecte, capote un peu... rage ?
En tk, on retourne voir le chien avec la police touristique, et le dude habitant nie absolument tout. Y nous a jamais vu, ou c'était pas son chien, ou whatever. Alright...
4 shots contre la rage, total 120$, étalés sur 1 mois...
Niaisage ! 4 hopitaux dans 4 villes différentes, dont une au Laos (pas aussi trash que j'aurais pensé). Entk !

Suite des nouvelles un autre moment donné !


Bientôt 6 mois.

04h15, jeudi 27 février 2014 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Dans une ou deux semaines y'aura 6 mois que je serai parti de ma normalité.
Beaucoup d'expériences, plus déplaisantes que plaisantes, surtout en Inde.

J'ai pas encore pris sérieusement le temps de faire un bilan de mon voyage en Inde; ça me semble déjà loin cette époque, wtf ? Enfin. 4 mois d'Inde, de galère dans un pays vraiment freestyle.
Le système routier en Inde; l'anarchie !
Un prof de philosophie, à l'UQTR, pour désigner le désordre, un jour utilisa le terme "anarchie".
Quoi ? Je l'interloque; l'anarchie, c'est pas le désordre.
Ah oui, me répond-il, alors dis moi comment, par exemple, pourraient-on vivre ensemble sans autorité imposée, i.e. sans loi, sans feux de circulation admettons.
Ah !
Bon déjà les feux de circulation sont pas incompatibles avec l'anarchie, mais bref, à ce prof, je lui dirais maintenant d'aller constater ça en Inde.

Des lois y'en a, mais dans un pays ou sur une même superficie que le Québec, au lieu d'avoir 8 millions de gens bien mattés, on a 999 millions de gens spontanés, les lois on peux bien les mettre entre guillemets faute d'un nombre suffisant de matteurs (polices).

Tu dépasse à droite ou à gauche, tu t'arrête "quand tu veux", tu laisse passer personne ou tout le monde, peu importe, tout est permis. Le résultat c'est un beau chaos organisé, rempli de communications (klaxons, omg), capharnaum de fou.
Au final ça aiguise les sens, ça réveille, c'est génial. fuck les lois, voilà.


Je suis en Thailande avec Caro de France mais en processus de Québécoisisation (Naaaahhh joke !!! Défranciser un(e) français(e), forget it !!! ^^) depuis éventuellement 2 mois, et c'est génial je dirais. Les thailandais sont à mille lieux des Indiens. Mais je veux pas faire une étude comparative maintenant (ni jamais quoi que la tentation est facile pour un être de l'occident)...
Ici la vie est facile, très facile. Des transports partout et tout le temps, de la bouffe et partout, des guests houses et tout ce qu'on voudra (malheureusement...), partout, et tout le temps. Pour environs 10-12$ par jour je m'en sors avec un niveau de vie intéressant et simple, pas chère, mais au moins le double de l'Inde ! Woaah je pète le budget ! ^^
Y'a un shitload d'expat(riés) occidentaux, la moitier avec une p'tite thai sous les bras, une moto qui torche, peut-être des enfants pis des cossins, who know and who care......

On a fait une retraite méditation à Chaiya, sud de la Thailande.
10jours de méditation en silence, encore.
Expérience plus laxative (ou laxive ? whatever..) que l'autre faite en Inde.
Là on avaient une séance de Yoga à chaque jour, un hotspring pour se baigner, de la marche méditative, plus de discours... environs 6-7-8h de méditation assise par jour... Très sympathique. levé à 4am, 2 repas par jours, vie semi-monastique.
Trop enrichissant, surtout que tout ça se passait dans un monastère bouddhiste très actif.
Bouddhadasa (esclave de bouddha), un dude qui vivait et enseignait dans les années 60-70-80, a fondé cet endroit; réputé pour son anti-capitalisme et pour sa corruption des moeurs thailandaises, ce mec thai à vraiment assuré. Aujourd'hui plein de moines en orange font leurs trucs tranquille... C'est beau, relaxant, weird peut-être.
Bouddha ou Jesus ou amènent en qui tu veux qui soit moindrement assez spirituel / non-absorbé-par-ses-désirs-sensuels, étaient clairement et justement anti-capitalistes. Car, Ô (oui maintenant je parle en missionnaire), croyez-moi, amis, le capitalisme est le corrupteur premier et dernier de toute choses éventuellement grandes chez l'humain.
Mon slogant préféré lors du soulèvement écrasé de la population québécoise en 2012, c'était celui-là : "Quescequ'on apprend à nos enfants ? Travail, consomme, pis farme ta yeule !", qqchose de même du moins.
Encore que le ferme ta gueule est moins important aujourd'hui; parle tant que tu veux, anyway t'as pas de tribune hahaha.

Yeah ! Consomme dude ! Fait rouler l'économie ! "Ah non, une autre crise... ! Don't worry ! pour s'en sortir, faut consommer plus !" of course. Le problème, autre le fait qu'on détruit totalement la planète et qu'on se magasine un shitload de guerres civiles et de cancers en faisant rouler cette fameuse économie, le problème, c'est qu'on se projette dans nos désirs, on deviens nos désirs, et que finalement notre expérience de la vie se résume à attendre la satisfaction et à être déçu de ne jamais la vivre plus que une seconde. Up and down, attitude d'enfant non-bécile.
Tout le monde le dit, tout le monde le sait en théorie, j'ai pas tant envie d'en rajouter... Suffit de fermer la TV ou ton ordi, d'arrêter de lire et d'écouter des conneries, de réaliser que tu veux de la merde, que c'est ce désir de merde qui te rend merdeux.
Bon je pars en couille, je retourne en Thailande, a plus !


Karma Yoga

09h39, samedi 4 janvier 2014 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Bonjour.

Dans 15 jours je pars en Thailande ! Bref.

Je viens de passer 2 semaines auprès de Amma.
Amma est une femme qui donne des calins aux gens... Plus de 30 millions de calins à se jour, apparament... J'en ai eu 2 ! Ça c'est la base "théorique" (l'amour). L'édifice pratique qui en résulte, c'est immense. Des millions (peut-être moins... ou plus, je sais pas.) de dévots à travers le monde, des centres un peu partout (elle fait des tours), un au Qc apparament, et des actions qui s'accomplissent partout !
La liste est longue ! Aide aux sinistrés de tremblements de terre, de tsunami, de guerres... Aux pauvres... Des milliard$ qui s'envolent partout pour aider, des volontaires motivés par la foi qui accourent partout sur le globe ! C'est malade.

Rester dans l'Ashram principal coûte seulement 250rs, soit 5$ par nuit, logé nourri 3 repas 2 thés... On sait que l'argent va direct dans l'aide humanitaire; c'est une grosse "monarchie", dont Amma, l'incarnation divine, l'être Éclairée, est la reine qui décide de tout.

Y'a 1000 témoignages partout sur internet qui parlent de sa qualité divine d'amour, et je désir par faire en ajouter là dessus... J'écris pour écrire sur le Karma Yoga !

D'abord, détruisons ce préjugé qui veux que le Yoga soit une espèce de truc accrobatique plus ou moins lent. Ça, c'est la Hatcha Yoga, ou d'autres types de Yoga, whatever.
"Yoga" veux dire litérallement "Union". La plupart des Yoga s'effectuent en assise, par la méditation, la concentration, etc etc etc... C'est toujours une science au sens que c'est basé sur l'expérience, et sur la vérification de l'expérience par plus d'expérience ! Un Yogi est quelqu'un qui atteint l'Union (avec le Tout) par un Yoga quelquonque, et ce sont eux qui dirigent, enseignent les pratiquants, les initiés... C'est des disciplines approuvées depuis des sciècles et des millénaires, qui ont fait leur preuves en masse.
Avec le Yoga, on atteint le "non-égo", la dissolution du "moi" dans le "Moi" dans le Tout. On met fin aux désirs égoïstes, limités, pour atteindre la conscience "océanique"; on n'est plus qu'une simple vague distinguée, on est maintenant l'Océan entier, "notre" vague n'étant qu'une manifestation partielle du Tout qui la meut, qui la compose.

Karma veux dire littéralement "action" ou "activité". Quand on parle du Karma simplement, dans le style "c'est bon pour le Karma!", on peux aisément (selon moi) remplacer le terme par "causalité"... On fais quelque chose, et en résulte une autre... Une action en provoque une autre, donc quand tu fais une bonne action, théoriquement tu provoque (une probabilité je dis) un effet qui (risque) de t'être positif. D'ou la théorie du Karma... Mais ça c'était qu'une parenthèse.

Karma-Yoga. La science de l'unité à travers l'action.
Comment s'unir au Tout à travers l'action ?
Le travail désintéressé ! Travail non pas pour tes intérêts personnels, non pas pour l'argent, pour l'exercice, et même, non pas pour aider les autres ! Par delà le bien et le mal ! Travail simplement, sans penser, sans réfléchir, sans rationnaliser, sans conceptualiser; ainsi ton action sera l'action de l'Océan.
Par un effort constant (on devient pas Yogi facilement comme ça (et y diront; on deviens pas yogi en une vie.......)) on atteint la dissolution de l'égo, c'est à dire la libération de notre vraie nature, la fin de la misère (on arrête de fuir, d'avoir peur, d'envier, de jalouser, etc... Car on a/est tout...).

Chez Amma (Amritapuri, la place), on fait du Karma Yoga. C'est un peu obligatoire... Ça fait pas l'affaire des backpackeurs innocents qui catchent pas le truc, et aussi ils peuvent éviter le truc quelques jours jusqu'à ce qu'on vienne les chercher en personne ! Moi, je catchais pas, mais en tout cas, j'ai donné la chance au truc...

Comment ça se présente, c'est que "you have to take a Seva". Un Seva, c'est un travail "volontaire", c'est une tâche. Tout le monde dans l'Ashram (1000-2000personnes) a un seva. Desfois c'est un truc de 30 minutes, d'autres fois de 3h, d'autre de 8h (pour les pratiquants ^^). Tu peux prendre des "extra-seva" qui sont pour une seule fois, mais tu dois avoir un Seva à toi. Moi mon Seva était de 9h30 à 12h30, je faisais du compostage !
Si je m'en vante, (comme je le fais quasiment là) j'atteint pas le Karma Yoga... "Je suis fort, je fais 3h de compostage, je suis un real" flatte l'égo, et donc va en sens contraire du Yoga... C'est un travail de toutes les minutes pour ne pas se flatter et ne pas enrager !

En gros, je brassais des rebus de repas avec mes mains gantés, mélangé avec de la merde de vache, et d'autres ingrédients intéressants comme ça, pendant 3h. Ou alors je devais pell'ter des tas de compostes (75 degré celcius, un tas de composte actif !) pendant 3h... Y Fait au moins 30 degré déjà le jour ici ! et bah d'autres tâches comme ça...

J'ai enragé ma vie, j'ai voulu sacrer mon camp 100 fois, j'ai prouvé ma québécoisité par mes sacres ponctuels... Desfois j'avais une gueule de tueur, desfois j'étais fier comme un coq, "ouahaha, je force :D", en gros, le 99% du temps j'étais loin de l'objectif, mais anyway ! C'était vraiment intéressant.
On apprend l'humilité, le travail qui uni à la terre (et non pas au porte-feuille), et y'a aussi le fait que tout les profits (une part on vend, une part on donne (le composte)) vont aux démunis...

Faque c'est ça. C'est bien.

J'apprend beaucoup, tout vas bien, mes amis vous me manquez, mes ennemis, bah j'en ai pas ! La famille aussi évidemment, bien hâte de vous revoir ! Mais voilà, j'ai le vent dans les voiles (c'est moi qui souffle), et j'ai envie de voyager encore pour 15 ans, donc on verras bien...
Maintenant je sais et je sens que c'est trop possible de freestyler non-stop.
A quoi bon "revenir" vers cette vie de sédentaire ? Trouver une job inintéressante, dans un environnement inerte ? Je sais, y'a des raisons. Mais elles me touchent pas encore ces raisons, alors je vais vivre de la ceuillette et de la chasse. N'empêche je passerai certainement.

Bon qu'on fasse attention à soi.



Pas mort.

09h00, lundi 2 décembre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Si quelqu'un se le demandais, non, je suis pas mort.­

V'là 2 semaines j'ai complété mon 10jours de vipassana, c'était vraiment intense.

Pendant les 10jours je me suis imaginé (obsessionnellement) 100 fois écrire un article sur ce blog à propos de mon expérience... Vraiment, obsession de fou. Désir de conter mon expérience, d'objectiver ce que je vivais, de le partager. Et puis finalement l'impulsion narcissique s'est estompée, va savoir pourquoi... Même là, j'écris quasiment à contre-coeur, mais j'ai du temps donc...

Ok, après avoir commencé à résumé / expliquer pendant 30 minutes, je viens de décider que j'ai pas envie de continuer. Compliqué et long, je continuerai une autre fois...

Donc autre sujet;
Je suis rendu dans le sud, dans le Tamil Nadu. C'est intéressant ici... Ils refusent d'apprendre l'Hindi, car ce serait renier leur language, le tamil, et c'est un très anciens language et ils en sont fiers... L'État (Inde) les répressionnes donc (selon certains). Y'a 5 centrales nucléaires sur leur territoire et c'est ici que y'a le plus de coupures de courant! Ils sont en criss, beaucoup veulent l'indépendance, mais entk...

Mammalapuram, petit village touristique sur le bord de l'océan côte est, je suis ici depuis 1 semaine, j'chill avec un Italien sympathique, demain je pars encore plus dans le sud, vers je sais pas encore où...

Hm. Okay, peace !


Tintamare

05h57, samedi 2 novembre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
What the fuck.
C'est la dernière fois que je viens dans ce cybercafé.
Le dude, pour me plugger mes écouteurs (car je suis en manque de musique trash ou de chez nous (Je r'lève de brosse live !)) se penche et fout son coude entre mes jambe. J'me dis, allright, c'est rien ça, en Inde.
5 minutes après, il s'assoit à côté de moi, met sa main sur ma cuisse, (allright, l'Inde...) et commence a me masser la cuisse. (là, par exemple, ça commence à être de l'homosexualité non ?! !)
Et pose 1-2 questions, nowhere. Pis reste là, wtf; j'dis che pu trop quoi pis j'le tasse, faque y part.
Wtf check un violeur.

J'm'injecte, en parallèle avec un spécial cookie au chocolat, une dose "full power" de musique de chez nous. Tintamare, QRBP, Despised Icon... Ma probablement enchaîner avec du monon'c, pis ma voyager vers Dying Fetus, ah ouais... Pis bah un retour avec les tounes depress de Misteur Valaire ! Ça devrait faire l'affaire pour aujourd'hui.


C'est triste à dire mais j'ai trop envie de me trasher la gueule. J'me sens calissement pas à ma place icitte !!!

Mais ce qui est wack, c'est que je sais que c'est pas un phénomène Indien. C'est un sentiment de marde qui persiste depuis assez longtemps !
What the fuck que tu fais sur cette planète ? Muni d'armes à double tranchants, conscience, pouvoir discriminateur, pouvoir d'abstraction... Shit, peut-être le problème réside seulement dans l'atrophie de ce dernier ! Ça expliquerait la joie des pauvres. (et des riches. Bref, la joie tout court !)
Bref, sincèrement j'ai aucune inspiration, et pire, aucune ambition littéraire pour ce billet.<
J'ai juste envie de maudir le monde entier.

Je ferme les yeux j'oubli ma situation indique... (...protégeant tout de même mes parties intimes...) Je m'imagine dans 10 ans. Je suis dans une ville quelqu'onque, carrément trashé aterre, saoul comme une plume qui traverse, avec ma vieille guitare et mon harmonica, j'ai appris à regarder le monde dans les yeux, à défier leur hypocrisie, à les deviner sales... Faque je fais ça. Pu d'espoir, pu d'envie, juste du défi que je crache. Pis chu pauvre pis j'm'en caliss pis chu ben demême. Quand même une vie intéressante que celle là. Devenir un Saddhu occidental. Sauf qu'a place de me droguer avec des rîtes et dogmes sans queue ni tête, ça va être avec ce que notre culture m'offre; que dalle. Au Québec, on a pas 3 millions de dieux, mais on a facile 3 millions de bières ! "Quel beau fealing de liberté"

Sinon quoi ! Tout le monde admire Diogène non ? (Chu sur qu'y'était pas ajeun celui-là, pour aller jusqu'à se branler sur la place publique...)

What ever j'écris de la marde. J'dois avoir pogné la Malaria sans l'savoir, comme le dude dans "voyage au bout de la nuit", qui délire pour cette cause.

Demain y'a un festival ici. Y'a un party dans la guesthouse d'à côté, hâte de voir ça.
Ensuite je pars d'ici. La meilleur arme, c'est connu, c'est l'abstraction.



EasyRider

04h36, jeudi 31 octobre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Là, le jour de l'halloween, j'aime Jaisalmer, et je dirais même l'Inde... Depuis 1 semaine ça vient, et depuis 1-2 jours ça devient sérieux. Là, ça y est; je veux rester, j'apprécie.
Ça m'aura pris 1 mois m'adapter, apprendre à voir positivement.

En tout cas, c'est peut-être juste passager, mais bon, c'est là, là.

Jaisalmer... C'est un espèce de Pushkar style mais sans les 1000 "moines" qui te quêtes, sans les kids qui jouent un instrument "that I have made in the desert, where I live, and I have recorded a CD, if you want to help me...", c'est ce qu'ils disaient tous mot pour mot ! Ben hâte de l'écouter s'te fameux CD la... -.- !
Sans l'arrogance je dirais même.

Bref, ici y'a un Bhang shop très officiel ou c'est possible d'acheter des special cookies, special lassy (trop bon ça), special candy, ... Du weed, du hashish tout ça.
"Hey ! Marijuana ! Come !" Alright.
Le spécial lassy au chocolat m'a défoncé bien positivement ; sur le toit de ma guesthouse, jouant de la guitare, perdu dans une impro de fou a regarder le fort immense qui throne sur la montagne...

Le weed (bhang) est "illegal" mais puisque depuis des millénaires les indiens en consomment rituellement, puisque c'est dans leur culture (les brahman et shivaite surtout, si j'me trompe pas), c'est accepté, "legal", bref, quelque chose comme ça.
Dr. Bhang, le dude qui tient la place depuis 1977, m'a convaincu de ça en tout cas !
Du coup j'ai un p'tit pot de "special candy" pour mon voyage. Why not ! Ça sent trop bon les épices !

Enfin. Ce matin j'ai loué un scooter !
"Do you have a licence ?"
"No."
No licence ? not even at home ?"
"No."
"Hm... you know how to drive a scooter ?"
"I never drived that before !"
"Err......Well.......... alright, if you are confident, here's the keys."
" :D "

Faque je suis allé dans le désert by my own.
Jaisalmer est sur le bord du pakistan, et c'est désertique. Y'a quelques dunes de sable, mais en général c'est plus rockailleux... Mais en tk, j'me sentais vraiment comme dans EasyRider, el scooter dans l'tapis à t'checker les paysages de fou.
Faque je veux un scooter.

En parlant de EasyRider. Voilà 2-3 mois je marchais sur Saint-Laurent et je venais d'avoir mes lunettes... Faisait chaud, je m'arrête à qqpart et achète un bandana hippy style, mauve psychédélique. J'le met en pirate style, et je marche... J'me croise dans la glace, et, shit, ce qui est supposé être moi se trouve à être le dude dans EasyRider qui amène les deux héros dans son village hippy. Je me vois à être ce dude là, même genre d'expression, et fuck, je capote, j'aime pas ça !
Avant hier j'ai rencontré 3 personnes dans un resto, un indien d'amérique (pas amérindien... mais vraiment un indien né en amérique), une fille d'hollande et son dude d'espagne. Je m'en fais des amis et on part dans le désert. La fille me shoot "you know the movie EasyRider ?", "of course, it's my favorite one", "You know the hippy guy that give acid to the dudes, you really look like him !" "omg". Omg -.-
Faque ça y est. Je deviens Lui.

En tout cas... plein de p'tites aventures demême. Je prévois rester ici encore 3-4 jours, puis aller 1-2-3 jours à Jodhpur, puis finalement faire mon Vipassana.

Les kids autour de moi jouent à GTA3.
Shame -.- Destruction totale de leurs valeurs traditionnelles qui (si on exclu l'exclusion sociale de la femme) torchent 1000x plus que le manque profond de profondeur que les cultures GTA-style propagent. En fait je sais pas si leur tradition par rapport aux femmes est mieux ou pire que celle GTA-style oussé que la femme est une pute faible.
Anyway.

A plus


Équanimité

02h47, mercredi 16 octobre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
D'abord.
J'essais de partir de Pushkar depuis 2 jours, mais le LSD m'y retient. Attraction infinie, je tourbillonne autour du lac, je plonge et...
Je me retrouve au ciel !
Quelle Liberté !
Quelle Jouissance !
PUSHKAR !!!

Nah... J'essais de partir mais tous les trains sont pleins, mais en tout cas, demain, finalement, ça vas se produire. Direction Amritsar (18h de train) ! Le temple d'or des Sikh, la capitale des Sikh. Punjabi here I come. J'y vais pour 2 semaines peut-être (au Punjab), car le 6 officiellement j'ai mon cours de méditation Vipassana a Jodhpur (a 2h de l'endroit ou je suis présentement); fort hâte.

J'ai dis que y'avais pt 30 blancs a Pushkar... 300 serait plus exact. Et je niaise avec le LSD, mais probablement que ça se donne dans le underground pushkarien, no doubt. Plein de shop psychédélique, des tag Pink Floyd...
Pushkar, c'est le Banff de l'Alberta -.- : Y'a plein de Québécois (même jusque dans mon hotel esti), la mode c'est le style "hippy/surfer", musique et tout ça... sur un arrière plan, par contre, bien Indien; market trash, motos qui zigzag entre (et desfois dedans) les passants en klaksonnant (pas question de ralentir), 1000 vaches qui mangent tout... (eh oui; les vaches, elles mangent tout le carton (!), les pellures de tout (bananes...), desfois du plastique -.-, les fleurs que le monde jettent rituellement, en tk... tout)

Sinon ben :
-----------------------------------ÉQUANIMITÉ-------------------------------------
L'absence de désir ne signifie pas refus de vivre le plaisir et la souffrance; cela est, anyway, impossible. Le plaisir et la souffrance nous tombent dessus, qu'on le veuille ou pas.
L'absence de désir, c'est l'esprit calme qui traite avec équanimité tout ce qui vient a Lui...
Si le plaisir vient, je l'acceuil et le laisse librement vivre en/par moi.
Idem avec la souffrance.
Mais. dans aucun des cas je désir leur maintiens ou leur départ. Désirer de telles choses serait vain, de toute façon; on ne contrôle pas ça. Désirer rester dans le plaisir ou désirer ne plus souffrir, c'est seulement ajouter au moment de l'angoisse et de la souffrance (car l'on s'acharne en vain).
Voila l'équanimité. Tout traiter également car tout procède de "ce qui arrive", de "Dieu", de la vie...
Les désirs sont une volonté de contrôler ce qui n'est pas contrôlable. Agit selon ta vraie nature ! Et tu seras heureux, malgré les plaisirs et les souffrances qui seront dans ton chemin ! Mais torture toi avec les fantasmes de ton égo, et oublie le bonheur, malgré les plaisirs et les souffrances que tu vivras...

Vraie nature ? "Ce que je suis, c'est ce que je désir ! Telle est mon unique Liberté !" Ah bon.

L'esprit au dela des désirs, les maîtrisant et vivant dans l'équanimité, est maintenant Libre. (Ma contre-proposition)
Libre de quoi ? Désormais plus emprisonné dans le déterminisme des désirs et aversions (ce que la majorité considère comme le domaine de la liberté), l'esprit est libre de voir et d'exécuter les évidences de ce monde...
-- Mortels, nous sommes condamnés a l'Action. Chaque moment nous oblige a l'action (l'inaction n'existe pas, "rien faire" est "faire rien"); comment savoir ce que doit être notre prochaine ?
Maintenant que nous ne sommes plus poussés par des motifs qui nous sont "imposés" ("Je veux ça !!"), nous voyons le monde autour de nous et savons, apprennons a savoir, ce qui est Bon pour lui. Ainsi nous agissons.

Le monde... C'est d'abord nous-même. Mais élargissons; ça deviens notre famille, nos amis, notre ville, notre nation, notre planète, l'Univers...
Qu'est plus grand que l'Univers ?
Qu'est l'Ultime Raison, l'Ultime Totalité ?
C'est ce qu'on appelleras "Ultime Totalité"... Eux l'appelent "Dieu"...
--
L'Esprit Libre s'ouvre a l'ultime Totalité et essaie de fusionner avec Lui pour savoir ce qu'il "veut", quels sont ses desseins...
Au même titre que l'on fusionne avec sa famille pour connaître ses besoins.
Ainsi fait, l'Esprit Libre, devenu Un avec l'Un, agit intelligement.

La seule action intelligente est celle effectuée dans la connaissance Totale. Toute autre action est incomplète, mal dirigée, inintelligente.

Agir sans prendre conscience de Tout, c'est faire une action Injuste.
Justice ! Elle ne peut pas être fondée sur l'égoisme.

Peut-on être Libre sans Tout savoir ? Apparament non ! ; car sans cela nous sommes déterminés par notre ignorance; biaisé par des fragments incomplets...

Alors quelle sera ma prochaine Action ?
Je me libère de mes désirs, de mon égo. Je suis Tout, et je regarde le monde : (entrance en mode spéculation, car je ne suis pas libre selon cette liberté) je vois des gens esclaves de leurs désirs, souffrants d'eux-même, et de fait, faisant souffrir les autres pour se soigner vainement (d')eux-même... Mon desseins, Le desseins (car Je suis maintenant Tout (donc, Je suis Eux)), n'est-il pas de les libérer, de les aider ? Mais sachant Tout, de quelle façon y parviendrais-je ?
La réponse est probablement infinie.


La chiasse.

01h16, dimanche 13 octobre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Depuis 2 jours, solide (enfin, liquide).
Sinon, mon intolérance grandit.
"Hey my Friend ! Come sit here!"
(Mise en context; a chaque 2 minutes un dude, de son commerce ou whatever, me shoot ce genre "d'invitation" (ordre))
"No no, namaste eh !" (répond-je)
"You have to come, it's the respect in India"

OF COURSE.

Le respect, ici, (du moins, pour les commerçants/intéressés) c'est de suivre les ordres de tout le monde... Le respect, rien a voir avec le fait d'accepter la liberté de l'autre, rien a voir avec le fait d'accepter le refus de l'autre... Une demande, c'est un ordre, yes sir.

Et la tu y vas, en bon p'tit poisson, et y t'offre un thé, quelle gentillesse... Et rapidement y t'amène dans son commerce, te sort son speach de vente, massage, cossins xyz, ta tata, pis si t'essaye de partir, nonon ça marche pas demême, insistance exagérée, abusée.
ma finir par devenir violent -.-
Anyway, je suis a Pushkar, et je crois que c'est un phénomène surtout présent dans les endroits comme Pushkar...

Pushkar ! Mini-ville touristique (Y'a une trentaine de blancs que j'aime pas pcqui sont blancs), autour d'un lac sacré... Va au lac ! Et les "sages" te font des signes t'invitant a partir ! Rien de plus acceuillant que le lac de Pushkar... Alors je l'ai banni. Y'a la gigantesque rue commerçante, vente de linge de hippy, de cossins..., ou tu t'en sors pas sauf si tu fais ton trash qui ignore tout le monde.
J'ai essayé de trouver des chemins alternatifs pour ignorer cette rue, mais impossible... La ville est un labyrinthe sans indication, et tu te retrouve perdu dans des genre de ghettos etranges !

Tout le monde fume du hash ! Je vais pour acheter une bouteille de 7up, hier, et la vieille au stand me fait un signe *prend une puff de joint* avec un point d'interrogation, lol, no no... Un dude me propose un massage, et me dit que pour que ça soit encore plus intense et relaxant et que ça nous connecte aux Dieux, on fume un joint de hash avant. etc.

En tk bientôt je m'exile d'ici. J'attend mon rétablissement, pis ensuite j'ai spotté une autre p'tite ville dans l'est oussé que y'a un grand parc nationnal d'oiseau a côté... Avec des hotels cheap comme ici (La mon hotel me coute 2,5$ par jour...).

J'ai commencé des cours de flute... J'ai appris la base... Et pour le cours je vais m'en tenir la, le prof j'aime pas trop.

Ah et un funfact indiens !
Majoritairement, addict total et sans aucun remords de leur cellulaire ! Pendant la crémation que j'étais, le monde, nowhere, répond au telephone, jase... Ou quand j'ai été voir un film au cinéma... Aucune gêne. Personne met vibration. On dirait quasiment que c'est une fierté que de recevoir un appel. Le monde te jase, et, oh, un appel, te coupe ça dans face. (Bah, pas juste en Inde celui la !) Mon prof de musique me gosse pour ça aussi; il répond au phone quand je pratique et se met a jaser allègrement.

Bon, adios.


Refuser d'exploiter.

01h57, mercredi 9 octobre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Cette nuit, dans le bus, je bouille et j'écris (plus ou moins); " Pour changer les choses, on promeut, on vante le fameux "Pouvoir de consommation", oui, oui... Mais c'est une vision très limitée !!! Soyons francs; la vraie chose est le Pouvoir d'action. L'action, c'est ce que tu fais à tout instant de ton quotidien... Être "travailleur" c'est être "associé" qu'on le veuille ou pas. Si tu travaille pour un exploiteur, tu le cautionne. --> tu es un exploiteur. Tant que l'humain n'assimilera pas ce fait, tant qu'il le niera, l'humanité cours à sa perte ! Nous sommes tous frères et soeurs ! Planter un couteau dans le dos de quelqu'un (exploite le, enrichis-toi à sa perte) c'est se planter un couteau dedans. Dans toi, dans les gens que t'aime, dans tes enfants ! --- Dire NON à l'exploitation, c'est dire NON à exploiter. Directement et indirectement. Ne pas exploiter, aujourd'hui, mène à la "pauvreté", c'est bien connu. Mais qu'on le dise; cette pauvreté n'est qu'apparence. En réalité, celà procède et mène à une richesse infiniment Belle, Noble, chargée de valeurs humaines... --- L'abandon de "soi" (de l'égo aveugle à la réalité, condamné au malheur (comme on le voit...)) = Amour, Fraternité, Solidarité... Vive l'Anarchie quoi. --- UNE SEULE VIE. Tu choisis d'être ou de te faire écraser (en écrasant !) --> Toute tentative de dissociation par rapport à nos actes n'est que puériles mensonges, mauvaise foi, ou ignorance primitive (et, à quelque part, volontaire). Hypocrite celui qui dit "j'ai pas le choix" LoL. Sans Sacrifice nous serions TOUS déjà, depuis très longtemps, esclaves d'un seul. --- Un végétarien dans une boucherie est un faible. Désolé. Tout comme un pacifiste dans l'armement. Ou l'armée... ce qui revient au même. Tuer ou produire la balle; chacun y participe. égale responsabilité. --- Sacrifie tes petits intérêts superficiels pour quelque chose de plus grand, de plus Total. --> Élargit ta conscience au Maximum... jusqu'à ce que tu vois dans la pierre toi-même... "Aime ton prochain comme toi-même" - un weirdos a dit un jour... Pas comme tu t'aime toi-même, mais comme toi-même, comme s'il était toi. "L'altruisme" n'est qu'un égoisme infiniment élargit. Vision élargie, compréhension grandissante, courage d'assumer. Le pur altruisme c'est l'éclatement de l'égoisme. Fusion. " Esti...


Gujurat

07h34, mardi 8 octobre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
Au Gujurat, y fait chaud et humide.
Tout le monde et surtout moi, en sueur ! Faque plein d'irritations freestyle et de boutons wierds qui se déclarent partout, alright.

Baroda, grosse ville intense, traffic de fou, d'la bouffe en vente partout (vraiment, pour 2$ et t'es satisfait), trop de monde. Je confirme la rumeur; y'a des vaches partout. Sur le trottoire (joke ! Y'a pas de trottoire en Inde !), dans la rue, y rentent même dans les commerces... Mais c'est pas long qu'y se font tapper dessus, ou lancer des roches. Mais au delà des vaches, y'a plein de chèvres aussi ! Les chiens érrant sont assez cool en général, y passent et font pas chier, même si sont crottés y'ont l'air bien heureux... A part évidement ceux qui sont morts sur le bord d'la route ;p. Les seuls qui sont mauvais, ceux qui jappent/font de l'attitude, c'est les chiens de propriétaires...
En tout cas, Baroda... J'm'y suis perdu une coupe de fois, les rues sont vraiment freestyle. J't'allé au cinéma dans l'espoir de voir un film de Bollywood ! Next time je m'informe... "Runner runner", le seul film en anglais, est une grosse merde américaine, dans laquelle on voit un mec devenir ultra riche (le rêve américain you know), et, ce faisant (évidement !), avoir accès à 1001 femmes-objets, et des guns, du cash, des poursuites, des p'tites phrases clichées qui font normalement rire... Grosse histoire de gambling, entk, j'ai voulu sortir de la salle une coupe de fois, mais bon, expérience...

Weird, en plein millieu du film, paff, pause publicitaire, allez r'acheter de la bouffe ! Les vendeurs r'entrent dans la salle et shoot des noms de nourritures en Hindi/gujurati... Allright !!

Et sincèrement... la publicité... omg. C'est du pure américan-shit sans voile. (Comme nos pubs à nous ont sut adopté afin de cacher leurs valeurs déshumanisantes !) Le mec super musclé qui domine tout le monde, qui fini avec une chix dans un gros char. La poupoune qui se maquille pis qui fait ça pour plaire à son mec, et lui la confirme avec un gros sourire genre "Oh yeah ma la baiser!", en tout cas, toute le kit.

J'ai checker la TV, omg. Ok, ça fait 6-7 ans que j'ai pas checker la tv, peut-être que c'est demême chez vous aussi, mais sibole que c'est de la marde. En gros, le même contenu que celui dans les pubs, mais transféré dans des émissions de 30 minutes. Un shitload de télé-réalité oussé que le monde font assemblant d'avoir des émotions...
Sinon ben j'ai tombé sur "just-for-laugh"... Faque si vous vous faites pogner à MTL par leurs jokes, ben sachez que des Indiens vous watch.

Bon en tout cas... Critique universelle de la bêtise Universelle.

Sinon, j'ai pris un train de nuit, 13h en sleeper pour 6$, pour arriver le matin (hier) à Dwarka !
Petite ville extrême ouest du Gujurat, sur le bord de l'Arabian sea.
Beaucoup plus petite que Badora, mais quand même grande.
Beaucoup moins de traffic, le monde sont cool, relax, (ils l'étaient aussi à Baroda mais l'ambiance méga-pole (1 millon de chars qui klaxonne) enlève le charme j'imagine...)... J'me suis acheté des sandales qui m'ont nikés les pieds... Donc retour aux vieux shoes à moitier troués :P
J'ai pogné un tour en bus de 5h, avec un groupe d'Indiens (Ok, j'ai vu les premiers non-indiens aujourd'hui, depuis que je suis parti de Meherabad), au coût de 1$ et demi ! Fait le tour de tous les sites importants de Krishna (Krishna est supposément venu pèlleriner à fond ici ... Y'a plein de dudes en Oranges (yeaah) avec des 3e oeil orange ou rouge (Pas encore catché la nuance) dans le front. trop stylé. Alors y'a plein de temples...
J'ai plein d'photo, si le kodak toff l'Inde, pt vous verrez.

J'ai joué de la guit sur le bord de l'océan... J'étais très gêné de la sortir jusqu'a maintenant ! Et là je crois que je vais être encore plus gêné de la sortir....... Lol.
Okay, en pt 30 minutes de jouage (motivé), y'a eut pt 50 dudes qui se sont arrêtés, se sont mis à côté de moi pour se prendre en photo avec moi (i'm a rockstar u know), m'ont filmé, etc etc... Wtf.
Ça c'est weird.
Les Indiens passent à côté de toi... te fixe... pis reviennent sur leur pas.
"what country?"
"Canada" et là y font ";o okay"... repartent...
hésitent... reviennent; "what is you'r name ?"
"Jeff" (J'ai abandonné le "Jean-Francois", bcp trop compliqué)
"Ok" et y repartent, l'air satisfaits, sans plus de cérémonie.
Alright !

D'autres sont plus down et demandent de prendre une photo...
Sinon d'autres prennent carrément une photo. genre "hello, i'm an object"
whatever. Mais apart l'ironie que je met, y'ont tous (généralement) une intention trop pacifique et vraiment curieuse, sont gentils. Desfois y me remercient 15 fois juste de leur avoir dit mon nom.

Et les enfants sont mongols. Y me courent après, et me parlent en anglais avec trop de fierté. Pis les amis de celui qui parle anglais sont tous impressionnés, et c'est la gloire du parleur... Surment le seul qui parle anglais tk.

Dans le train, un kid vient, me demande d'ou je viens... je réponds, y part en courant, voir ses amis, et éclats de rires, d'enthousiasmes exagérés, genre... Wow, gagné le million !
Reviens... une autre questions... même scénario... Reviens à 2... Puis à 3...
A fin y'étaient 4, plein de photos, etc...
Perso, assez malaisant, mais c'est ben pcque chui pas habitué aux kids.

Sinon vive Dwarka... Plein de Saddhu (qui ont pas bonne presse ! Tlm dit que c'est juste des quêteux qui se donnent l'allures de moines (ce qui est probable, mais c'est mieux que nos fameux quêteux ivrognes ! (pas que y'en a pas ici aussi, hehe)), mais en tk, y'ont trop de prestance, pis y m'aiment ben on dirait -.- LOL

Les enfants qui quête c'est wack ! Tlm les rejettes genre "décaliss tit(e) criss". J'pense c'est des enfants errant (abandonnés), même style que les chiens, sauf plus harcelant... (trash).

Ici y'a plein de kids de 10-18 ans qui se promènent en habit impérial orange, avec des brillants, avec élégance, le menton relevé, le regard sérieux... J'ai demandé kessé que c'était que ça, et apparament que c'est des Bramane, dans leur habit de classe supérieure. Assez lol

bon... A soir je part pour Ahmedabad (retour sur mes pas), pour pouvoir aller au Rajasthan, dans l'nord. La compagnie que je prend s'appelle (Swastika) et arbore une giga croix gammée !
Y'en a partout ici, c'est intense ! Mais c'est beau dans leur pays.

Well well well.. Post pasmal moins conceptuel que mes derniers, mais c'est que dans le pattern du "fuck, j'ai fini mon action présente (ex; manger), je vais ou astheure ?", y'a pas vraiment le temps pour la lecture ou la pensée simple, libre... Si je m'arrête (quoi que je me permet de plus en plus de le faire), j'ai le sentiment que je vais me faire abuser par des curieux, alors je m'arrête pas.
Mais bon.

Le best a date, c'est de pogner un chai (trooop bon, pour 10 rupee, (20 cenne) thé noir avec du lait et du sucre, le tout épicé je sais pas trop comment... Mais en gros, ça torche le café autant au niveau du goût qu'au niveau du kick), de se poser là, pis de boire ben tranquillement, comme les autres. Et là, t'as pas trop l'air d'un touriste, pis le monde sont chill. ^^

A date je suis fidèle à mon multiple non-official (au cas ou je choke) "deal" (faute de meilleur mot); pas d'alcool, pas de weed (eut une offre today), pas de café, et végétarisme.
Évidement pas de putes ni d'héroine (surtout si la pute est une héroine), car, ça plus que tout, j'en ai trop abusé dernièrement...
(La chaleur)
Je commence à être moins pissed-off par l'Inde et ses inconforts, plus assuré... tant mieux...

Bon, trève de laissé-allé, venont en au fait :
KRISHNA KRISHNA ! ^^



Satanisme

02h03, mardi 1 octobre 2013 .. 0 rétrolien(s) .. Lien Permanent
J'ai toujours flatté Satan, il m'a toujours semblé sage, je me suis toujours reconnu en lui... Car il est Celui qui s'est révolté contre Dieu.
Mais ce "Dieu", ce Dieu que j'imaginais était le Dieu de l'Église moderne, le Dieu extérieur, celui, personnifié, qui dicte, soumet au dogme, à la morale extérieur !
Oui ! Révoltons-nous contre ce faux-dieu!!! Jesus, Krishna,etc, s'est révolté, lui aussi, contre lui !!!
Mais Satan, celui qui s'érige contre Jesus, contre le "Dieu" de Jesus, n'est rien d'autre que l'égo s'érigeant contre la Réalité Ultime...

L'égo qui emprisonne la Personne en l'aveuglant avec d'incessants désirs qui toujours le mène à l'insatisfaction, à la déception, à toujours plus de désirs au point de se perdre dans l'absurdité, la solitude, la peur...

"Personne" qui vient de Persona, veut dire "parler à travers"

Afin de devenir une personne, il faut se libérer de ses désirs, de son égo, et s'ouvrir à la Réalité Unique, qui est le fait que nous sommes tous là, là maintenant, et que nous faisons Tous partis de Ça, ici, là. Tous Un. Dans l'Infini, qui par définition, est unique, sans seconds, qui regroupe tout le fini (notre univers, nous...)
Passé et futur sont des abstractions.

Cette Réalisation faite, seulement là nous devenons nous-même. Seulement là naît la Personne !

Libre des futilités nocives, la personne n'est non plus DU Monde, mais DANS le Monde; nos actions maintenant inspirées, portées par la Compréhension Universelle (Ce qu'on nomme métaphoriquement par "Dieu"), et non plus par le tomporel limité et naïf (les désirs qui mènent à l'auto-destruction inévitable).

Se soumettre à "Dieu" (non pas aux dogmes! Mais aux Vérités découvertes en nous, par nous) est infiniment mieux, plus noble et digne que de se soumettre aux désirs engendrés par l'étroitesse d'esprit...
Tel est l'erreur, la sottise de Satan.

Bousculés par une société aliénante qui nous amène à désirer, qui nous tente, qui nous asservit sans arrêt, nous ne prenons aucune pause ! De vrais poules pas d'têtes.
Au "bonheur" des capitalistes (qui sont le plus à plaindre), notre égo s'en met plein la fraise, et, frétillant (tremblant de stress et d'angoisse refoulée), prépare sa déchéance dépressive, au "bonheur", aussi, des faux-prêtre vendeurs de pillules et pseudo-psychologues, aux service des sectes et des religions.

La religion n'est pas pour l'homme Libre; l'abruptissement non plus.

La Roue infernale des désirs n'est aucunement obscure; au contraire elle est 1000 fois démontrée. L'Occident, voir le Monde entier, est la preuve vivante de son existance en tant que problème majeur et principal.
S'en libérer ne veut pas dire devenir religieux; ça veut dire s'ouvrir à une conscience beaucoup plus Large, de plus en plus large.

Mon "petit-moi" qui désir tout ce qu'il n'a pas et refuse tout ce qui lui arrive, est une limite qui est franchissable.
Une "sagesse" populaire dit qu'il n'existe pas d'action désintéressée, que l'homme est essentiellement égoiste.

Admettons que ce soit vrai, tout porte néanmoins à croire (à savoir) que plus on élargit son égo, moins on angoisse sur "l'absurdité" de la vie, moins on a peur de se blesser, de mourir, moins l'on se sent seul.
Tels sont les 3 détresses que provoque l'égo-qui-domine :
Peur, Angoisse, Solitude.

Mais qui n'a jamais eut l'expérience de faire partie d'un Tout universel ? En voyant un paysage de fou, en cogitant sur la vie, en méditant, en psychédélisant, etc...
Ne plus être égo, mais être simplement fondu dans le Tout...

Ok, pas tout le monde.

Mais cette expérience fugitile permet d'entrevoir un niveau de perspective infiniment (c'est-à-dire sans limite, non-fini, total !) plus vaste...; le non-égoisme.

Très nombreux ont été les "prophètes" qui ont exhorté l'humanité à s'initer, à s'ouvrir à cette perspective qu'ils jugent "libératrice".

Jesus, Ram, Krishna, Bouddha, Lao-Tsé, et pis Meher Baba, et pis, plein d'autres...
Sans aucune exhortation à la dévotion à un humain, ou à une institution...

Ici on parle de Spiritualité... Une ouverture au Monde... Infiniment gratuit, libre, ouvert.

Quand Jesus ou whatever dit "Suivez-Moi", "Ce vin est Mon sang, ce pain Mon corps" et toute fois qu'il dit "Moi"... Il faut lire "Réalité Ultime" (Car son égo n'existe plus, il est "fondu" dans le Tout, il est "Dieu")
Réalité Ultime qui est le Tout non en tant qu'abstraction mais en tant que réalité expérimentable par un détachement total...
Qu'on le croit ou pas, on s'en fou; c'est le symbole qui est important. Qu'il ait faint l'Illumination ou pas !

Alors j'aime toujours mon anciens Satan, qui finalement est plus proprement appelé "Jesus" ou "Krishna" mais que je vais préférer appeler "Fuck les lois imposées par l'extérieur".
Mais Satan en tant qu'égo annihilateur de liberté, no thanks.

--

La soumission, une libération ? WTF

Quoi que l'on fasse, l'on se soumet toujours à un impératif, un concept, une abstraction, un désir, un besoin, etc... On se soumet à un gouverneur intérieur, et on s'identifie à lui...
En moi quelque chose me dicte que je veux baiser sans scrupule, alors je pense "Je veux baiser", "Je veux ça", ou alors c'est une idéologique qui me dicte que "Ça" c'est bien... Alors je m'y identifie et me met à agir selon Son principe è cette idéologie là. De la théorie à la pratique, n'esce-pas une abstraction des plus abstractives ? Apprendre de la pratique est une chose, généraliser à partir de cette pratique est douteux déjà, mais vouloir imposer à la pratique une idée, c'est exagéré.

Enfin, toujours la soumission.

Mais ! Seule une soumission est différente... C'est lorsque l'on se soumet à "Ce qui Est". Or ainsi, la soumission devient libération; je deviens ce que je suis au fond de moi-même; se soumettre à "ce qui est" ("Dieu", ils diront) c'est accepter Tout, jusqu'à l'innacceptable (la mort par excellence). Ce n'est pas se résigner... C'est plutôt la pure, la seule lucidité possible; rien ne sert de se débattre (action de l'égo); être soi-même par delà le Bien et le Mal (catégories de l'égo) tel est le message de tous ces rejetés qui ont été cruxcifiés, et Nietzsche avec son Zarathoustra l'a très bien compris !!!


Well... Satan s'est illusionné à propos de la liberté; ainsi, voulant être libre, il s'est soumis à encore plus petit que ce dont il était auparavant soumis...


----


Délire.

Sinon, random facts :

- J'ai été à une crémation avant hier, grosse cérémonie de 3h de chants, mais (malheureusement ? omg l'américanisation de mon être) y'avais trop de bois (une montagne) pour voir le moindre morceau d'humain........

- Les fourmis avancent avec le cul relevé.

- Y'a des geckos partout.

- J'ai pogné une menthe religieuse.

- bah des cossins demême.

Vendredi ou samedi je vais direction Rajasthan (Nord), y'a une place ou y'offre gratuit un cours de méditation Vipassana; 10 jours en silence, environs 7h de méditation par jours. yeaeah

Voila, a plus.



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